Le complexe de traitement et de valorisation des déchets que Monaco prépare à Fontvieille est présenté comme une occasion unique de creuser une nouvelle caverne souterraine, que la régie des eaux de la principauté, la Société Monégasque des Eaux (SMEaux), pourrait partager avec une future station d'épuration, selon un article publié le 19 août 2026 par Nice-Matin.
Points clés
- Monaco prépare pour 2026 un appel d'offres couvrant la conception, la construction et l'exploitation d'un nouveau complexe déchets comprenant une unité de tri des plastiques et une unité de valorisation énergétique (Nice-Matin).
- La SMEaux souhaite excaver un volume souterrain supplémentaire sous le futur complexe et le relier à son installation actuelle située sous le Triton par un tunnel de liaison d'environ 10 mètres (Nice-Matin).
- L'installation actuelle du Triton s'étend sur 12 500 m² répartis sur 10 niveaux, de 17 m sous le niveau de la chaussée à 25 m au-dessus, et traite les eaux usées de Monaco, de Beausoleil et de certaines parties de Cap-d'Ail et de La Turbie (Nice-Matin).
- Le directeur général de la SMEaux, Manuel Nardi, a indiqué que cet espace supplémentaire était rendu nécessaire par le renforcement des exigences de la directive européenne 2024/3019 en matière de micropolluants, de PFAS et d'autres substances (Nice-Matin).
- Uisce Éireann conduit en parallèle un plan national pour les petites stations d'épuration en Irlande, au service de communautés de moins de 1 000 équivalents-habitants (EH), avec une consultation ouverte jusqu'au 20 octobre 2026 (The Clare Herald).
Ce qu'il s'est passé : une opportunité à double volet à Fontvieille
Le projet déchets en préparation comprend une nouvelle unité de tri des plastiques et une nouvelle unité de valorisation énergétique, toutes deux abritées dans un ouvrage de génie civil important. Un appel d'offres est prévu en 2026 pour couvrir la conception, la construction et l'exploitation de l'installation, selon Nice-Matin. La SMEaux, régie des eaux de la principauté, voit dans ce même chantier une occasion rare d'étendre l'enveloppe souterraine qu'elle occupe déjà sous le bâtiment Triton à Fontvieille, indique l'article.
L'enjeu est de taille pour la SMEaux : sa station d'épuration actuelle se trouve déjà en sous-sol sous le Triton et dessert Monaco, Beausoleil ainsi que certaines parties de Cap-d'Ail et de La Turbie, avec des installations couvrant 12 500 m² répartis sur 10 niveaux, de 17 m sous le niveau de la chaussée à 25 m au-dessus, a rapporté Nice-Matin.
Pourquoi une nouvelle caverne, et quelle suite
Le moteur, selon Nice-Matin, est la directive européenne 2024/3019 relative au traitement des eaux urbaines résiduaires, qui renforce les exigences applicables aux micropolluants, aux PFAS et à des substances historiquement moins encadrées. Les stations futures devront donc aller au-delà des performances actuelles, ce qui relève l'exigence en matière de polissage tertiaire et avancé.
Le directeur général de la SMEaux, Manuel Nardi, a déclaré à Nice-Matin : « Si l'État mène à bien cette nouvelle installation, nous ne devons absolument pas manquer cette opportunité. Il faut profiter des travaux pour excaver un grand volume souterrain sous l'ensemble du futur site et mettre en place les infrastructures de génie civil nécessaires. Nous pourrons ensuite y installer nos propres équipements. » Il a ajouté : « Si nous manquons cette opportunité, il n'y aura plus jamais de site comme celui-ci juste à côté du Triton », a rapporté Nice-Matin.
D'après Nice-Matin, un court tunnel de liaison d'environ 10 mètres pourrait relier les installations existantes du Triton au nouveau volume souterrain, permettant de faire transiter les flux de procédé entre les deux sans marché de génie civil distinct. L'article ne mentionne ni montant du contrat, ni identifiant d'appel d'offres, ni date de début de construction pour la caverne.
Par ailleurs, sur un site différent mais dans le même contexte réglementaire, Uisce Éireann a ouvert une consultation publique sur un plan national pour les stations d'épuration desservant des communautés de moins de 1 000 équivalents-habitants (EH), avec des contributions acceptées jusqu'au 20 octobre 2026, a rapporté The Clare Herald. Le plan irlandais ne fait pas partie du projet monégasque ; il n'est mentionné ici que pour montrer que la même pression liée à la directive s'exerce simultanément sur de nombreux réseaux de petite taille et contraints.
Lecture du cahier d'emploi
L'emprise au sol annoncée est importante mais compacte pour une grande ville côtière : 12 500 m² sur 10 niveaux, le niveau le plus bas à 17 m sous la chaussée et le plus haut à 25 m au-dessus, au service de Monaco et de parties de Beausoleil, Cap-d'Ail et La Turbie (Nice-Matin). L'article ne fournit ni débit journalier, ni équivalent-habitant, ni charge polluante : la capacité hydraulique en m³/j ne peut donc pas être déduite de l'article. Pour un ouvrage municipal souterrain de cette ampleur dans une capitale européenne dense, un débit de plusieurs dizaines de milliers de m³/j sur un train dégrillage → traitement primaire → biologique (typiquement MBR ou SBR vu la contrainte de hauteur sous plafond) → polissage tertiaire / désinfection est la classe habituelle, et l'élimination des PFAS et micropolluants se place désormais en amont de l'étape UV ou chloration (fourchette industrielle générale, non issue des sources). La prochaine étape d'achat est l'appel d'offres 2026 qui regroupera la conception, la construction et l'exploitation du complexe déchets avec le génie civil de la caverne de la SMEaux (Nice-Matin). Pour un ingénieur municipal chargé de spécifier des réacteurs biologiques compacts et du polissage tertiaire dans un tunnel de liaison de 10 m, les étapes à cibler sont le biologique (MBR/MBBR/SBR), suivi d'une oxydation avancée ou de charbon actif pour les PFAS et micropolluants, puis d'une désinfection UV ou chlorée ; le choix de la caverne ne modifie pas le train, elle élargit simplement la place disponible. Si votre station est un site Municipal côtier de taille comparable fonctionnant à forte charge organique avec des limites PFAS et micropolluants de plus en plus strictes, c'est le moment de vérifier la réserve de génie civil et la place pour le polissage tertiaire avant la publication des documents d'appel d'offres. Les acheteurs comparant les emprises de réacteurs biologiques et les skids tertiaires trouveront la logique de sélection côte à côte dans ce guide 2026 de sélection en usine : DAF ou décanteur pour les eaux usées d'équipements de transport à Jacksonville utile pour dimensionner décanteur et DAF dans la nouvelle caverne, et le contexte général des équipements est cartographié sur notre page Industries que nous servons.
FAQ
Quelle est la prochaine étape pour l'extension de la station d'épuration de Monaco ?
L'appel d'offres 2026 portant sur la conception, la construction et l'exploitation du complexe déchets, que la SMEaux souhaite voir inclure la caverne souterraine et un tunnel de liaison de 10 m vers la station Triton existante, constitue la prochaine étape d'achat documentée, selon Nice-Matin. Aucune date de démarrage ni montant du contrat n'est mentionné.
À quelles nouvelles exigences de traitement la SMEaux se prépare-t-elle ?
La directive européenne 2024/3019 relative au traitement des eaux urbaines résiduaires renforce les exigences sur les micropolluants et les PFAS, motif que Nardi invoque pour justifier l'espace souterrain supplémentaire, a rapporté Nice-Matin. Les acheteurs doivent s'attendre à une mise en avant des étapes tertiaire et de polissage avancé dans tout futur appel d'offres.
Quel volume souterrain la station du Triton occupe-t-elle déjà ?
La station couvre 12 500 m² sur 10 niveaux, de 17 m sous le niveau de la chaussée à 25 m au-dessus, et dessert Monaco, Beausoleil et certaines parties de Cap-d'Ail et de La Turbie (Nice-Matin). Le débit journalier en m³/j n'est pas communiqué dans l'article.
La consultation d'Uisce Éireann sur les petites stations fait-elle partie du projet monégasque ?
Non. Il s'agit d'une consultation nationale distincte portant sur les stations desservant des communautés de moins de 1 000 EH, ouverte jusqu'au 20 octobre 2026, a rapporté The Clare Herald. Elle n'est mentionnée que pour illustrer le contexte européen plus large de sites petits et contraints s'adaptant à la même pression réglementaire.