La politique décennale de Séoul contre les odeurs d'égoutiesies marque le pas : le nombre annuel de signalements est remonté à 2 302 en 2024, après être tombé à 1 660 en 2020, selon un rapport 2025 du Seoul Institute relayé le 11 août 2026 par le média régional Asia News Network (Asia News Network). Le chiffre dépasse désormais les 3 095 enregistrés en 2015, année de lancement du programme municipal de réduction des odeurs.
Points clés
- Les plaintes pour odeurs d'égoutiesies à Séoul sont passées de 3 095 en 2015 à 1 660 en 2020, puis sont remontées à 2 302 en 2024 (Asia News Network).
- Seul 20,4 % du réseau d'assainissement séoulien avait été converti du système unitaire vers un réseau séparatif eaux pluviales / eaux usées début 2025 (Asia News Network).
- Les odeurs d'origine assainissement représentent environ la moitié des plaintes municipales pour nuisances olfactives, selon le rapport 2025 du Seoul Institute (Asia News Network).
- Séoul étudie la séparation de son réseau unitaire depuis le début des années 1990, mais le remplacement reste lent et coûteux (Asia News Network).
Faits
L'odeur provient du sulfure d'hydrogène produit par la dégradation de la matière organique dans les conduites en manque d'oxygène, rapporte le média. Ces bouffées atteignent les passants par les grilles pluviales et les regards d'entretien lors des épisodes chauds et secs (Asia News Network). De nombreux bâtiments séouliens dépendent encore de fosses septiques comme étape intermédiaire avant rejet, et les matières organiques dissoutes de cet effluent continuent d'alimenter la réaction (Asia News Network).
Ce rebond a une cause structurelle. Le réseau unitaire séoulien transporte dans la même conduite les eaux usées des bâtiments et les eaux pluviales de la voirie, et la ville cherche à séparer ces deux flux depuis le début des années 1990 (Asia News Network). Début 2025, seuls 20,4 % du réseau avaient été convertis, le coût et la complexité du remplacement des canalisations enterrées freinant les chantiers (Asia News Network).
La municipalité privilégie désormais des solutions opérationnelles plutôt qu'une séparation complète. Un responsable de la ville de Séoul a indiqué que l'administration « envisageait des mesures comme la modification de la structure des canalisations et le curage des sédiments accumulés », et a pointé la baisse marquée des débits d'eaux usées et l'accumulation de sédiments dans les conduites comme facteurs d'odeurs (Asia News Network). Park Seok-soon, professeure émérite de génie environnemental à l'université pour femmes Ewha, a défendu l'idée de faire circuler artificiellement de l'eau dans le réseau : « Quand l'eau stagne longtemps dans les ouvrages de stockage, sa qualité se dégrade. Je pense qu'introduire de l'eau depuis les bouches d'incendie ou d'autres installations pourrait aider à faire circuler l'eau dans les égoutsiesies », a-t-elle déclaré (Asia News Network).
La région élargie s'intéresse aussi à la restauration des cours d'eau urbains. Un autre article, daté du 8 août 2026, décrit comment le gouvernement du Tamil Nadu a cité la restauration du cours d'eau Cheonggyecheon à Séoul, achevée en octobre 2025 pour un coût d'environ 281 millions de dollars sur 5,8 km, comme l'un des deux schémas possibles pour réhabiliter la rivière Cooum à Chennai (The Federal).
Lecture pour un cahier des charges
Pour un exploitant, le chiffre de 20,4 % de conversion est le principal signal d'achat : près de quatre cinquièmes du bassin séoulien fonctionnent encore en réseau unitaire, et tout projet neuf ou de rénovation s'inscrit donc dans un programme de lutte contre les odeurs en réseau unitaire, et non dans un projet greenfield de réseau séparatif. La trajectoire des plaintes, passée de 3 095 à 1 660 puis de nouveau à 2 302 entre 2015 et 2024, pose la question achats dans les mêmes unités : combien de m³/jour de débit unitaire par temps sec stagnent dans le réseau en attente de devenir septique. La source ne fournit aucun débit journalier, DBO ou DCO, et la classe de dimensionnement de cette famille de travaux se situe donc dans une plage générale de 50 à 500 m³/jour par intercepteur ou poste de dosage pour le traitement d'odeurs aux points critiques du réseau principal (plage industrielle générale, non issue des sources).
La filière de traitement requise pour cette classe de projet enchaîne dégrillage → désablage → décantation primaire → traitement biologique (typiquement une configuration anoxie-aérobie telle que A2O ou un MBBR, ou un SBR pour les plus faibles débits par temps sec) → décantation tertiaire ou skids intégrés de traitement des eaux usées → désinfection, avec lavage chimique ou biologique du H2S en tête de réseau et points de dosage de nitrate ou de sel de fer pour supprimer la production de sulfures dans le réseau de collecte lui-même. L'événement rapporté concerne l'extrémité tête de réseau et collecte de cette filière, et non l'étage boues activées, d'où le rôle des équipements de traitement de l'air et des poussières et des unités de dosage en conduite comme catégories d'achat, sur le marché Municipal. Si votre station traite un débit unitaire par temps sec de l'ordre de 50 à 500 m³/jour, enregistre des pics périodiques de H2S supérieurs à 5 ppm en tête d'installation, et doit répondre à une exigence réglementaire d'agir sur les plaintes plutôt que de se limiter à les mesurer, la trajectoire de Séoul sert d'avertissement : les plaintes ne baisseront pas avec une seule installation ponctuelle d'équipement, et la décision d'achat doit se penser comme un programme pluri-annuel de gestion des odeurs, et non comme un investissement isolé.
Questions fréquentes
Quelle est la principale cause des odeurs d'égout à Séoul ?
Le sulfure d'hydrogène produit par la dégradation de la matière organique dans les conduites unitaires en manque d'oxygène, et libéré par les grilles pluviales et les regards d'entretien lors des épisodes chauds et secs, selon Asia News Network le 11 août 2026 (Asia News Network).
Quelle part du réseau d'assainissement séoulien a été convertie en réseau séparatif ?
Début 2025, 20,4 % du réseau séoulien avait été converti du système unitaire au système séparatif eaux pluviales et eaux usées, le reste fonctionnant encore en unitaire (Asia News Network).
Que doit indiquer précisément un cahier des charges pour cette classe de projet ?
Un périmètre de lutte contre les odeurs en réseau unitaire requiert en général un dosage ou une injection de sulfures aux points critiques du réseau principal, ainsi que des laveurs ou biofiltres en tête d'ouvrage, dimensionnés sur la charge H2S de pointe par temps sec ; la source ne donne aucune valeur de pointe H2S, et toute charge de pointe chiffrée doit être demandée au fournisseur comme donnée mesurée sur site (plage industrielle générale, non issue des sources).
Combien de temps faut-il pour qu'un programme de réduction des plaintes comme celui de Séoul montre des résultats ?
L'expérience séoulienne suggère au moins cinq ans entre l'intervention et une baisse durable des plaintes : les signalements sont passés de 3 095 en 2015 à 1 660 en 2020 après l'installation de dispositifs anti-odeurs dans les grandes fosses septiques, avant de remonter à 2 302 en 2024 (Asia News Network).