Le programme de traitement des boues de vidange du Grand Lomé, envisagé de longue date, est revenu dans l'actualité le 2 octobre 2026, lorsque le média régional Togo First a rapporté que l'ambassadeur de Hongrie au Togo, Tamás Fehér Endre, a rencontré le président du Conseil Faure Gnassingbé à Lomé le vendredi 25 septembre 2026 afin de faire passer à la phase de construction deux stations de traitement des boues de vidange, initialement prévues dans un protocole signé en janvier 2025 avec la firme hongroise Pureco.
Points clés
- Deux stations de traitement des boues de vidange sont prévues à Aképé et Djagblé, dans le Grand Lomé, selon un protocole d'accord signé le 22 janvier 2025 avec Pureco (Togo First).
- L'ambassadeur de Hongrie au Togo, Tamás Fehér Endre, a évoqué le projet auprès du président du Conseil à Lomé le 25 septembre 2026 (Togo First).
- Pureco concevra et construira les deux installations, selon une filière de prétraitement mécanique, traitement biologique, clarification et déshydratation des boues déjà déployée au Ghana à Kumasi, Takoradi et Tamale (Togo First).
- Les sites d'implantation à Aképé et Djagblé restent à confirmer par les études prévues dans le cadre du partenariat (Togo First).
- Les stations sont destinées aux ménages et équipements non raccordés au réseau d'assainissement de la capitale, dans le cadre du schéma directeur d'assainissement du Grand Lomé (Togo First).
Ce qu'il s'est passé
Selon Togo First, cette relance diplomatique intervient plus d'un an après la signature, le 22 janvier 2025, d'un protocole d'accord entre le Togo et la Hongrie avec la société hongroise Pureco pour moderniser les infrastructures d'assainissement de la capitale. L'accord porte sur la conception et la construction de deux stations de traitement des boues de vidange à Aképé et Djagblé, les sites restant à confirmer par les études prévues dans le partenariat.
À l'issue de la rencontre du 25 septembre 2026, le diplomate hongrois a indiqué que les discussions ont porté sur la construction de stations durables de traitement des eaux usées dans le Grand Lomé (Togo First). La technologie de référence de Pureco, déjà en service au Ghana à Kumasi, Takoradi et Tamale, fait passer les boues de vidange par un prétraitement mécanique, un traitement biologique, une clarification et une déshydratation des boues, soit une filière destinée aux ménages et aux équipements non raccordés au réseau d'assainissement, en cohérence avec le schéma directeur d'assainissement du Grand Lomé (Togo First).
La prochaine étape consiste à faire passer le protocole de janvier 2025 à la phase de construction des deux stations, en parallèle d'autres travaux gouvernementaux d'assainissement et de lutte contre les inondations, dont le Projet d'aménagement urbain du Togo, PAUT 2 (Togo First).
| Élément | Détail |
|---|---|
| Stations | Deux stations de traitement des boues de vidange à Aképé et Djagblé |
| Partenaire EPC / technologie | Pureco (Hongrie) |
| Accord initial | Protocole d'accord signé le 22 janvier 2025 |
| Relance diplomatique signalée | Rencontre du 25 septembre 2026 à Lomé |
| Filière de traitement | Prétraitement mécanique → traitement biologique → clarification → déshydratation des boues |
Lecture du cahier des charges
Pour un acheteur ou un ingénieur chargé du dimensionnement d'une telle installation, l'enseignement à retenir est le procédé unitaire réellement décrit dans la source : une filière de boues de vidange, et non un ouvrage municipal raccordé au réseau. Togo First décrit une succession de prétraitement mécanique, traitement biologique, clarification et déshydratation des boues, soit un dégrillage et dessablage en tête, une étape biologique aérobie (réacteur séquentiel discontinu, biobacteur à lit mobile ou bioréacteur à membranes selon les configurations courantes), un clarificateur pour la séparation solide-liquide et une étape mécanique de déshydratation visant à amener le gâteau à une siccité empilable. L'article rattache le projet aux ménages et aux équipements non raccordés au réseau d'assainissement, ce qui oriente l'acheteur vers des modules préfabriqués de réception et d'épaississement des boues plutôt que vers une tête de station à dégrillage fin pour eaux brutes.
Aucun débit, équivalent-habitant, emprise au sol, montant du contrat ou date de mise en service n'est indiqué dans la source fournie ; un volume précis en m³/j ne peut donc pas être déduit des éléments disponibles. L'emprise de deux stations, l'étape de déshydratation et les sites de référence au Ghana, à Kumasi, Takoradi et Tamale, dessinent ensemble un ensemble de stations de boues décentralisées de capacité moyenne, à viser autour de quelques centaines de mètres cubes par jour chacune, mais la valeur sous-jacente ne figure pas dans la source et devra être confirmée par les études du partenariat encore en attente.
Si votre installation correspond à une station de réception de boues de vidange, municipale ou périurbaine, accueillant les apports de camions-citernes en provenance de zones non raccordées, avec une concentration élevée en matières totales à l'entrée et un besoin de gâteau stabilisé pour valorisation ou mise en décharge, cette catégorie d'appels d'offres mérite votre vigilance : filière préfabriquée du prétraitement à la déshydratation, traitement biologique et gestion des biosolides sur un seul site clôturé, livrée clé en main par un partenaire EPC unique.
Les acheteurs qui étudient des filières de boues décentralisées comparables en Afrique de l'Ouest peuvent confronter cette philosophie de conception à nos pages produits Traitement des boues et Purification de l'eau, et recouper les références au Ghana dans nos guides Traitement des eaux usées domestiques au Ghana : guide achat et ingénierie 2026 et Traitement des eaux usées textiles au Ghana (guide achat et ingénierie 2026). Le contexte d'assainissement municipal du Grand Lomé s'inscrit également en cohérence avec notre page d'applications Municipal.
FAQ
Combien de stations sont prévues pour le Grand Lomé ?
Deux stations de traitement des boues de vidange, à Aképé et Djagblé, selon un protocole d'accord signé le 22 janvier 2025 entre le Togo et la société hongroise Pureco, d'après Togo First. Les deux sites restaient à confirmer par les études prévues dans le partenariat.
Quels procédés unitaires les stations mettront-elles en œuvre ?
La filière annoncée est : prétraitement mécanique, traitement biologique, clarification et déshydratation des boues, soit la même configuration que celle que la source attribue à Pureco sur ses sites ghanéens de Kumasi, Takoradi et Tamale (Togo First). Aucun type de réacteur n'est précisé dans la source.
Quel est le partenaire en ingénierie, fourniture et construction ?
Pureco, société hongroise, est désignée comme concepteur et constructeur des deux installations (Togo First). Le montant du contrat, la capacité des stations et le délai de construction ne sont pas renseignés dans la source fournie.
Quel est l'état d'avancement du projet ?
Tel que rapporté le 2 octobre 2026, le projet est passé du protocole de janvier 2025 à une relance diplomatique, et la source décrit la prochaine étape comme le passage du protocole à la construction des deux stations (Togo First). Aucune date de mise en service n'est fournie.