Une commission judiciaire d'un seul membre, nommée par la Haute Cour du Madhya Pradesh, a conclu que 24 des 36 décès examinés dans le quartier de Bhagirathpura à Indore étaient directement causés par des eaux usées qui se sont déversées dans les conduites municipales d'eau potable, selon un rapport remis fin août 2026 et rendu public le 28 août 2026 (Deccan Chronicle). La commission, présidée par le juge à la retraite Sushil Kumar Gupta, a remis un document d'environ 600 pages à la chambre d'Indore de la Haute Cour (ETV Bharat).
Points clés
- Sur les 36 décès examinés à Bhagirathpura entre décembre 2025 et janvier 2026, 24 sont directement liés à la présence d'eaux usées dans les conduites municipales d'eau potable, selon la commission judiciaire (ETV Bharat).
- La commission est présidée par le juge à la retraite Sushil Kumar Gupta ; elle a été constituée le 27 janvier 2026 par la Haute Cour du Madhya Pradesh (ETV Bharat).
- Les conclusions, analysées par les avocats des requérants, identifient les retards dans le remplacement d'une ancienne conduite et dans l'appel d'offres pour une nouvelle adduction d'eau issue du Narmada comme les défaillances administratives ayant permis l'intrusion des eaux usées (ETV Bharat).
- Le rapport met en cause 8 à 10 fonctionnaires dont les responsabilités ont été examinées, tandis que certains hauts fonctionnaires et membres du conseil municipal (Mayor-in-Council) sont mis hors de cause, selon des avocats ayant eu accès au document (ETV Bharat).
- Les recommandations de la commission prévoient notamment une indemnisation accrue des victimes et des mesures de prévention, a indiqué l'avocat Manish Yadav (ETV Bharat).
Faits
Trente-six habitants de Bhagirathpura à Indore sont décédés entre décembre 2025 et janvier 2026 après avoir consommé une eau contaminée, ce qui a conduit la Haute Cour du Madhya Pradesh à constituer le 27 janvier 2026 une commission judiciaire d'un seul membre, confiée au juge à la retraite Sushil Kumar Gupta (ETV Bharat). La commission a désormais déposé un rapport d'environ 600 pages auprès de la chambre d'Indore de la Haute Cour, dont quelque 200 pages sont consacrées aux conclusions, a précisé l'avocat Manish Yadav (ETV Bharat).
D'après les passages du rapport communiqués par des avocats y ayant eu accès, la commission a établi que 24 des 36 décès étaient directement liés à des eaux usées acheminées par les conduites municipales, tandis que les 12 autres cas n'ont pas pu être rattachés avec certitude à cette contamination (ETV Bharat). L'enquête a également identifié les retards dans le remplacement d'une ancienne conduite d'eau et dans la procédure d'appel d'offres pour une nouvelle adduction issue du Narmada comme le mécanisme par lequel les eaux usées ont pénétré l'alimentation en eau potable des foyers de Bhagirathpura (ETV Bharat). Des sources indiquent que le rapport suggère qu'un remplacement effectué en temps utile aurait pu éviter l'intrusion (ETV Bharat).
Les avocats ayant lu le rapport indiquent qu'il impute la responsabilité à 8 à 10 fonctionnaires dont les rôles ont été examinés et qu'il met hors de cause certains hauts fonctionnaires et élus, y compris des membres du conseil municipal (Mayor-in-Council) (ETV Bharat). L'avocat Manish Yadav, qui représente les requérants Mahesh Garg et Pramod Dwivedi, a déclaré : « J'ai déposé un recours d'intérêt public demandant des poursuites contre les coupables et l'indemnisation des victimes. Le juge Sushil Gupta a remis à la Haute Cour un rapport détaillé d'environ 600 pages, dont quelque 200 pages sont consacrées aux conclusions. » Il a ajouté que la commission « a cité l'attitude irresponsable des fonctionnaires comme cause de l'incident » et que « des recommandations ont été formulées pour augmenter les indemnisations et proposer des mesures de prévention de tels incidents à l'avenir » (ETV Bharat).
L'avocat de la partie requérante Ajay Bagaria a indiqué qu'un nouveau recours d'intérêt public a été déposé sur l'approvisionnement en eau saine à Indore, alléguant que la même bactérie détectée dans l'eau de Bhagirathpura a été retrouvée dans l'eau potable de plusieurs hôpitaux publics, et que les mesures suffisantes ne sont pas prises pour alimenter ces établissements en eau sûre (ETV Bharat). La Haute Cour du Madhya Pradesh n'a pas encore rendu public le rapport et a demandé à la municipalité d'Indore (Indore Municipal Corporation) de répondre dès réception du document (ETV Bharat). Le Deccan Chronicle a rapporté le 28 août 2026 les conclusions de la commission reliant 24 décès à la contamination par les eaux usées (Deccan Chronicle).
Lecture technique
L'incident rapporté se situe à l'interface entre un réseau de distribution d'eau potable et un réseau municipal d'assainissement, et le mode de défaillance technique décrit par la commission relève de la connexion croisée ou de l'infiltration d'eaux usées dans une alimentation potable, et non d'un traitement insuffisant en tête de station. Pour une zone de distribution métropolitaine indienne de l'ampleur que suggère un cluster de 36 décès, les ordres de grandeur indicatifs de conception se situent autour de 50–500 m³/jour par zone concernée (fourchette industrielle générale, non issue des sources), avec des charges en demande biologique en oxygène (DBO) sur l'eau contaminée probablement de l'ordre de 100–400 mg/L et une demande chimique en oxygène (DCO) plusieurs fois supérieure (fourchette industrielle générale, non issue des sources), le milieu contaminant étant des eaux usées domestiques brutes et non un effluent industriel.
Une station dimensionnée pour prévenir ou maîtriser ce type de défaillance comporte une filière classique de dégrillage, dessablage, décantation primaire, traitement biologique (typiquement réacteur biofilm à lit mobile (MBBR), réacteur biologique séquentiel (SBR) ou bioréacteur à membranes (BRM/MBR)), filtration tertiaire et désinfection par chloration ou ultraviolets, complétée par une flottation à air dissous (FAD/DAF) ou une boucle de rejet liquide nul (ZLD) lorsque la réutilisation ou des contraintes de rejet strictes s'appliquent. La conclusion de la commission d'Indore concerne directement le premier et le dernier maillon de cette filière : c'est l'intégrité du réseau de distribution et la barrière finale de désinfection que la commission place sous le feu des projecteurs, et non la station centrale de traitement des eaux usées elle-même. Pour un acheteur qui définit un nouveau projet municipal d'eau ou d'assainissement, la question achats que ce rapport met en relief est double : d'une part les délais de remplacement des conduites et de passation des marchés ; d'autre part une filière de traitement intégré des eaux usées en coffret ou sur skid, déployable suffisamment vite pour couvrir l'intervalle de renouvellement des canalisations, dimensionnée au débit local en m³/jour, à la DBO/DCO de l'affluent en mg/L et à l'obligation de réutilisation ou de rejet que le régulateur imposera après un événement de ce type.
Si votre station dessert une zone de distribution de 50–500 m³/jour avec une DBO à l'entrée de 100–400 mg/L et que vous subissez une pression de mise en conformité après un événement confirmé de pénétration d'eaux usées dans l'eau potable, ce dossier constitue un signal d'achat clair : combiner un contrat accéléré de renouvellement des conduites avec une filière de traitement et de désinfection en conteneur, en spécifiant dès le départ le délai de livraison et une étape de chloration ou d'ultraviolets, plutôt que de la prévoir en rattrapage.
Questions fréquentes
Quel dimensionnement de coffret de traitement conviendrait à une zone se relevant d'un événement de ce type ? Pour une zone municipale indienne localisée, concernée par un cluster de 36 décès, la capacité indicative se situe entre 50 et 500 m³/jour (fourchette industrielle générale, non issue des sources), avec un traitement biologique (MBR, MBBR ou SBR), une filtration tertiaire et une étape de désinfection dimensionnée au facteur de pointe. La conclusion sur les 24 décès fait de la barrière de désinfection la priorité, et non d'une capacité biologique supplémentaire (ETV Bharat).
Quel délai réaliste pour un coffret intégré de traitement des eaux usées de cette échelle ? Les systèmes MBR ou SBR en coffret dans la plage 50–500 m³/jour sont généralement étudiés et expédiés en 12 à 24 semaines, avec un montage et une mise en service sur site ajoutant 6 à 10 semaines supplémentaires (fourchette industrielle générale, non issue des sources). Le constat de la commission sur le retard d'appel d'offres pour les canalisations (ETV Bharat) explique pourquoi les acheteurs doivent demander aux fournisseurs de confirmer par écrit les dates de départ usine et de mise en service, et non de simples fourchettes indicatives.
Quels fournisseurs ou technologies retenir pour un projet de remédiation de ce type ? Les critères de présélection sont les suivants : références de stations de débit et d'enveloppe DBO/DCO comparables en m³/jour, performances documentées de désinfection (valeur CT pour la chloration ou dose UV en mJ/cm²) et capacité à livrer une filière intégrée à une date de livraison ferme (fourchette industrielle générale, non issue des sources). La conclusion d'Indore lie ce choix à un programme documenté de maintenance et de remplacement des conduites amont, et pas seulement au skid de traitement lui-même (ETV Bharat).
En quoi ce dossier modifie-t-il la rédaction d'un appel d'offres par un acheteur ? Le rapport de la commission met en avant les retards dans le remplacement d'une ancienne conduite et dans l'appel d'offres pour une nouvelle adduction Narmada (ETV Bharat) ; un cahier des charges doit donc désormais exiger des candidats un engagement sur des dates jalons d'approbation d'études, d'expédition départ usine, de mobilisation chantier et de mise en service, assorties de pénalités de retard pour chacune, ainsi qu'une ligne distincte pour l'étape de désinfection qui protège l'extrémité consommateur du réseau.