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La station d’épuration de Polokwane stagne tandis que les rivières sont polluées, octobre 2026

La station d’épuration de Polokwane stagne tandis que les rivières sont polluées, octobre 2026

Les stations d’épuration de la municipalité de Polokwane rejetaient chaque jour plus de 48 millions de litres d’eaux usées presque non traitées dans les rivières Blood et Sand. Un rapport publié le 26 octobre 2026 indique que la construction de la nouvelle station régionale demeurait inachevée et stagnait. GroundUp

Points clés

  • Les stations d’épuration de Seshego, Polokwane et Mankweng ont obtenu une moyenne combinée de 23 % dans le dernier Green Drop Report 2025 du Département de l’Eau et de l’Assainissement. GroundUp
  • Plus de 48 millions de litres d’eaux usées presque non traitées étaient rejetés chaque jour dans les rivières Blood et Sand. Environ six millions de litres provenant de Mankweng rejoignaient la rivière Sand à environ 18 km en aval. Business Day
  • Les trois stations recevaient un débit d’eaux usées supérieur à leur capacité de conception. En juillet, le débit entrant à Polokwane dépassait sa capacité de 36 millions de litres par jour de 27 millions de litres par jour. GroundUp
  • La première phase d’une nouvelle station régionale d’épuration devait être achevée en février 2020. Sa date de livraison a ensuite été reportée au 28 janvier 2026. Business Day

Contexte

Les trois stations municipales d’épuration desservant Polokwane fonctionnaient dans un état critique. L’évaluation Green Drop 2025 leur a attribué un score moyen de conformité microbiologique de 3 % et un score moyen de conformité chimique de 37 %. GroundUp Les stations dépassaient également leur capacité de conception. En juillet, Polokwane a reçu 27 millions de litres par jour de plus que sa capacité. Seshego a dépassé cette capacité de plus d’un million de litres par jour, tandis que Mankweng a reçu 630 000 litres par jour supplémentaires en août. Business Day

La pollution était visible dans la rivière Sand, en aval de Doornbult Road. Les observations ont relevé une épaisse mousse blanche, des indicateurs de pollution chimique, une odeur et une eau opaque. Cette eau sert à irriguer les cultures de grands producteurs agricoles. GroundUp Malgré un effectif suffisant, des superviseurs qualifiés et des proc��deurs de procédé, la municipalité ne surveillait ni les effets en aval des effluents ni leur impact sur les nappes utilisées par les villages ruraux environnants pour l’eau potable. Business Day

Le projet régional devait corriger les défaillances de traitement. Sa première phase a une capacité de conception de 20 millions de litres par jour. Elle constitue la première étape d’une station devant finalement traiter 100 millions de litres par jour. GroundUp

Élément du projetInformations rapportées
Objectif initial d’achèvement de la première phaseFévrier 2020
Premier contractantNJR Projects, retenu dans le cadre d’un marché de 152 millions de rands
Choix du contractant de remplacementContrat de 113 millions de rands sur deux ans
Nouvelle échéance des travaux correctifs13 décembre 2024
Coût supplémentaire des travaux correctifs5,2 millions de rands
Dernière échéance d’achèvement28 janvier 2026

L’historique du projet a été présenté dans le rapport de gestion 2024/25 de l’Auditeur général. Les travaux ont été interrompus en décembre 2021 et le premier contrat a été résilié en avril 2022. Une autre entreprise a été retenue neuf mois plus tard. Business Day L’Auditeur général a estimé que les irrégularités dénotaient des « insuffisances dans la planification du projet, la gestion des contrats et le contrôle, qui ont entraîné des coûts inutiles pour la municipalité ». GroundUp

Une visite du site, le 5 novembre 2025, a révélé des progrès depuis l’inspection précédente. Le projet accusait toutefois cinq ans et huit mois de retard sur sa date initiale d’achèvement. Business Day Lors de la visite de GroundUp le 20 septembre, le site était clôturé, mais son portail principal n’était pas verrouillé. Les travaux demeuraient inachevés et des fissures étaient visibles sur certaines structures en béton. GroundUp

Analyse des spécifications

Pour les besoins de l’achat, la capacité rapportée de 20 millions de litres par jour pour la première phase équivaut à 20 000 m³/j. La capacité finale de conception de 100 millions de litres par jour équivaut à 100 000 m³/j. GroundUp Les sources ne mentionnent ni l’équivalent-habitant de conception ni les concentrations de DBO/DCO en entrée. Ces valeurs ne peuvent donc pas servir à définir les exigences relatives aux équipements sans données de conception complémentaires.

Cet événement concerne directement la chaîne de traitement complète, et non un équipement isolé. Une station recevant le débit rapporté nécessiterait un dispositif convenu d’égalisation et de traitement primaire. Un traitement biologique, un traitement tertiaire et une désinfection devraient ensuite être prévus. La configuration biologique retenue n’a pas été indiquée. Les scores insuffisants de conformité microbiologique et chimique montrent que les performances de traitement et la qualité finale de l’eau doivent être vérifiées ensemble. La capacité hydraulique seule ne suffit pas. La spécification de traitement des eaux usées municipales doit donc expliciter les exigences de traitement en amont et en aval.

Pour les opérateurs qui comparent plusieurs configurations de procédé, la comparaison entre le bioréacteur à membranes et les boues activées conventionnelles est utile pour choisir l’étape biologique. Une station confrontée à des exigences de conformité concerning l’ammoniaque et d’autres paramètres chimiques doit également évaluer les exigences de traitement chimique liées au procédé retenu.

Si votre station présente des caractéristiques proches d’un réseau municipal recevant plus de 48 000 m³/j d’eaux usées presque non traitées, avec une conformité microbiologique moyenne de 3 % et une conformité chimique de 37 %, il faut prévoir une solution de traitement complète et vérifiée. Les jalons doivent couvrir la capacité, les performances et l’achèvement, avec des mécanismes exécutoires.

Questions fréquentes

Quel débit et quelle capacité sont nécessaires pour le projet régional de Polokwane ?

La première phase rapportée est dimensionnée pour 20 millions de litres par jour, soit 20 000 m³/j. La station devra finalement traiter 100 millions de litres par jour, soit 100 000 m³/j. L’équivalent-habitant de conception et les valeurs de DBO/DCO en entrée n’ont pas été rapportés. Une spécification de procédé plus détaillée ne peut donc pas être établie à partir des informations disponibles. GroundUp

Que doit vérifier un acheteur lorsqu’il compare les options de traitement biologique ?

L’acheteur doit d’abord définir le débit requis, les limites de rejet, l’emprise disponible, les objectifs de réutilisation et la filière de gestion des boues. Pour le projet de Polokwane, l’échelle rapportée atteint 20 000 m³/j pour la première phase et 100 000 m³/j à terme. Ni l’équivalent-habitant de conception ni la charge en DBO/DCO n’ont été fournis. La spécification de traitement intégré des eaux usées doit donc être établie à partir de données de conception confirmées, et non de la seule capacité annoncée.

Comment gérer les risques contractuels et de livraison d’une station bloquée ?

L’historique rapporté comprend un objectif initial d’achèvement en février 2020, puis une échéance reportée au 28 janvier 2026. L’Auditeur général a conclu que les irrégularités reflétaient des insuffisances de planification, de gestion contractuelle et de contrôle. Business Day Les contrats devraient donc lier les paiements et la réception aux avancements de construction vérifiés, à la mise en service hydraulique, aux essais de performance des effluents, à la remise de la documentation et à des mesures de réparation clairement définies en cas de retard.

Quelles preuves sont nécessaires pour sélectionner un fournisseur de traitement ?

Les fournisseurs doivent démontrer les performances de traitement au débit de conception et aux charges d’eaux usées confirmés. Ils doivent fournir une base complète de procédé et de bilan de matière, préciser les garanties applicables à chaque étape et expliquer les essais prévus pour la qualité finale des effluents. L’exemple de Polokwane est directement pertinent, car ses trois stations ont obtenu une conformité microbiologique moyenne de 3 % et une conformité chimique de 37 %. Toutes recevaient davantage d’eaux usées que leur capacité de conception ne le permettait. GroundUp

Références

  1. Elections 2026: Polokwane is pouring sewage into two rivers
  2. Elections 2026: Polokwane is pouring sewage into two rivers

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