Le Département de l’environnement a estimé que l’agrégation de 2,4 millions d’euros du German Oncology Center (GOC), dans la commune d’Amathus à Limassol, ne nécessite pas d’étude complète d’impact sur l’environnement. Cette décision ouvre la voie à un permis d’aménagement, selon un rapport publié le 16 octobre (Philenews).
Points essentiels
- Le Département de l’environnement de Chypre a autorisé l’agrégation de 2,4 millions d’euros du German Oncology Center sans étude complète d’impact environnemental, dans un rapport publié le 16 octobre (Philenews).
- Le projet ajoute 2 560 m² de bâtiments et 1 280 m² de nouvelles routes et stationnements sur des terrains déjà utilisés comme parkings à Amathus, Limassol (Philenews).
- La station locale de traitement des eaux usées par bioréacteur à membranes (MBR), d’une capacité de 40 m³/jour et en service depuis 2018, a fait l’objet d’un examen rétrospectif (Philenews).
- Les déchets liquides radioactifs sont stockés puis rendus inertes dans des cuves dédiées avant traitement. Les eaux traitées sont réutilisées uniquement pour irriguer les espaces verts du centre (Philenews).
- Les conditions de chantier comprennent un écran acoustique de 4 m, des horaires de travail contrôlés, l’aspersion d’eau, une cuve de rétention d’urgence et l’interdiction de rejeter les eaux usées dans le sol ou le réseau pluvial (Philenews).
Contexte
Le German Oncology Center d’Amathus, à Limassol, disposera de 2 560 m² de bâtiments supplémentaires, soit 1 700 m² de surfaces bâties et un sous-sol de 850 m². Le projet ajoute également 1 280 m² de routes et de stationnements sur des terrains déjà utilisés comme parkings (Philenews). Le sous-sol accueillera la cuisine, les réserves, les salles d’examen dermatologique et les salles d’imagerie par résonance magnétique (IRM). Le premier étage comprendra sept logements pour les spécialistes visiteurs et leurs proches. Une crèche accueillera 24 nourrissons et 32 enfants de plus de deux ans, ainsi que le personnel (Philenews). L’investissement de 2,4 M€ finance aussi un nouveau rond-point, l’élargissement des routes avec le Département des travaux publics, le double vitrage et des systèmes d’économie d’énergie. Le projet utilisera le champ photovoltaïque existant de 1 300 kWp du centre (Philenews).
L’autorité environnementale a inclus la station locale de traitement des eaux usées dans la même décision. Cette station utilise la technologie du bioréacteur à membranes (MBR), dispose d’une capacité de 40 m³/jour et fonctionne depuis 2018. Aucune étude environnementale n’avait toutefois été réalisée avant sa construction. L’autorité l’a donc examinée rétrospectivement, en se référant à la jurisprudence de la Cour européenne de justice et à un avis du procureur général publié en 2022 (Philenews). La décision considère cette station comme une exception, car elle est directement liée à la santé publique et traite les eaux usées ainsi que les déchets liquides radioactifs de radiothérapie. La fraction radioactive est conservée dans des cuves spéciales, puis rendue inerte avant son passage dans la station de traitement (Philenews). Les effluents traités peuvent être réutilisés uniquement sur les espaces verts du centre. Leur rejet dans le sol ou le réseau pluvial est interdit, et une cuve d’urgence doit être installée (Philenews).
Les conditions de chantier visent également à réduire les nuisances pour une école privée située à 100 m. Elles imposent un écran acoustique d’au moins quatre mètres autour du site, des horaires de travail contrôlés et une aspersion régulière d’eau pour limiter les poussières (Philenews). La décision regularise ainsi une station existante tout en définissant les conditions d’exploitation du campus agrandi.
Analyse technique
La capacité de traitement annoncée est de 40 m³/jour, soit 0,040 MLD, ou environ 220 à 280 équivalents-habitants pour une charge habituelle de 150 à 180 L par habitant et par jour. Cette capacité reste nettement inférieure au seuil imposant des cuves conventionnelles de boues activées et relève des ensembles MBR préfabriqués (Philenews). La chaîne de traitement comprend une ligne MBR unique traitant des eaux usées dégrillées et des déchets liquides radioactifs séparés et prétraités. Elle comprend en amont une cuve tampon et d’urgence dédiée, ainsi qu’une cuve spécifique de décroissance et d’inertisation pour le flux radioactif. La séparation membranaire élimine les solides, tandis que l’effluent épuré est réutilisé uniquement pour l’irrigation (Philenews). Cette installation concerne le traitement biologique et les conditions de réutilisation ou de rejet d’un MBR de qualité hospitalière. La source ne fournit pas les valeurs de DBO ou DCO en entrée. Toute caractérisation doit donc provenir des mesures réalisées par le centre.
Pour les acheteurs, une installation de 20 à 80 m³/jour, avec des flux cytotoxiques ou radioactifs séparés et une autorisation de réutilisation exclusive, représente le cadre désormais accepté pour une approbation rétrospective. Cette approbation devient possible lorsque la charge est liée à la santé publique et que la réutilisation reste limitée au site. Elle fournit un précédent pour spécifier la capacité MBR, le volume tampon et le prétraitement des déchets radioactifs dans un appel d’offres (Philenews). Lorsque la source ne fournit aucune valeur, notamment pour les DBO et DCO en entrée, l’âge des boues, la surface membranaire ou le volume de la cuve d’urgence, les acheteurs doivent les demander à l’exploitant.
Les exploitants étudiant des flux hospitaliers de faible emprise et limités à la réutilisation peuvent consulter le catalogue Mbr Membrane Systems. Ils peuvent également le comparer à la gamme Integrated Sewage Treatment. Le portail Municipal couvre les aspects liés aux autorisations et à la réutilisation.
Questions fréquentes
Pour quelle capacité la station d’eaux usées du German Oncology Center a-t-elle été conçue ?
La station MBR locale dispose d’une capacité annoncée de 40 m³/jour et fonctionne depuis 2018. Les eaux traitées sont réutilisées uniquement pour irriguer les espaces verts du centre (Philenews).
Comment les déchets liquides radioactifs de radiothérapie sont-ils traités ?
Ils sont conservés dans des cuves spéciales, puis rendus inertes avant leur passage dans la station de traitement. Leur rejet dans le sol ou le réseau pluvial est interdit (Philenews).
Le régulateur a-t-il exigé une étude complète d’impact environnemental pour l’agrégation ?
Non. Le Département de l’environnement a jugé qu’une étude complète d’impact sur l’environnement n’était pas nécessaire, sous réserve de conditions de construction et d’exploitation, dans une décision publiée le 16 octobre (Philenews).
Quelles conditions protègent l’école voisine ?
Les conditions comprennent un écran acoustique d’au moins 4 m autour du site, des horaires de travail contrôlés, une aspersion régulière d’eau contre les poussières et une cuve de rétention d’urgence (Philenews).