Le 19 octobre à Louvain, la commissaire européenne à l’Environnement Jessika Roswall a signé avec les trois ministres régionaux de Belgique une déclaration commune sur la politique de l’eau. La Belgique devient ainsi le deuxième État membre à conclure le dialogue structuré de la Commission sur l’eau, lancé en novembre 2025 (Smart Water Magazine). Le document indique les domaines dans lesquels la Belgique doit accélérer la mise en œuvre du droit européen de l’eau. Il associe les priorités communes aux mesures propres à chaque région et aux aides de la Commission.
« Pour les habitants de toute la Belgique, les engagements pris aujourd’hui concernent la protection de l’eau qu’ils consomment, des rivières et des espaces naturels qu’ils frequentent, ainsi que des emplois qui nécessitent cette ressource », a déclaré Roswall lors de la signature (Smart Water Magazine). Cette signature suit la déclaration commune allemande, signée à Berlin le 5 octobre, qui a fait de l’Allemagne le premier pays à achever le même processus (Smart Water Magazine). La Commission a indiqué que ce dialogue structuré s’étendra progressivement à tous les États membres jusqu’en 2027.
Points essentiels
- La Belgique a conclu le dialogue structuré de la Commission sur l’eau le 19 octobre à Louvain. Elle devient le deuxième pays après l’Allemagne, qui a signé à Berlin le 5 octobre (Smart Water Magazine).
- La Wallonie mobilisera un prêt de 300 millions d’euros de la Banque européenne d’investissement pour restaurer les rivières du bassin de la Vesdre et d’autres zones prioritaires. Les principaux travaux doivent être achevés d’ici 2030 (Smart Water Magazine).
- La Flandre investira 500 millions d’euros dans l’assainissement d’ici 2030, au titre de son Pacte local. Bruxelles unifiera les activités municipales et régionales d’assainissement d’ici 2027. La région priorisera la modernisation de sa station d’épuration Sud vers le traitement quaternaire (Smart Water Magazine).
- La Flandre révisera d’ici fin 2027 les autorisations des 180 rejets industriels ayant l’impact le plus important. La Wallonie imposera l’examen obligatoire des 150 rejetseurs les plus polluants d’ici fin 2033 (Smart Water Magazine).
- La Wallonie garantira d’ici fin 2035 que toutes les agglomérations de moins de 2 000 équivalents-habitants disposent de systèmes de traitement adaptés. Bruxelles étudie de nouveaux tarifs fondés sur le principe pollueur-payeur pour la période 2030-2033 (Smart Water Magazine).
Accord tripartite entre les régions
Roswall a signé avec Jo Brouns, ministre flamand de l’Agriculture et de l’Environnement, Yves Coppieters, ministre wallon de la Santé et de l’Environnement, et Ans Persoons, secrétaire d’État bruxelloise chargée de la politique de l’eau. La Commission avait soutenu que les vagues de chaleur rendaient plus urgente une action renforcée sur la résilience de l’eau (Smart Water Magazine). La déclaration présente les modifications physiques des cours d’eau, notamment les obstacles à la circulation des poissons et l’augmentation du risque d’inondations intérieures, comme une cause majeure du mauvais état écologique des rivières belges. Elle soutient l’approche de la « place de la rivière », selon laquelle les quatrième plans de gestion des bassins versants prendront en compte les besoins des écosystèmes lors de l’allocation de l’eau (Smart Water Magazine).
Concernant la pollution, la Flandre ajoutera des mesures relatives aux nutriments dans son décret sur le fumier, au plus tard début 2027. La Wallonie consacrera 8 millions d’euros à l’accompagnement de 250 agriculteurs en période de transition (Smart Water Magazine). Sur la réutilisation de l’eau et la planification de la sécheresse, la Flandre fixera des objectifs d’éponge par bassin versant d’ici 2026. La Wallonie finalisera un décret sur la réutilisation de l’eau en agriculture et préparera une loi définissant les usages prioritaires de l’eau pendant les sécheresses. Bruxelles adoptera deux instruments juridiques sur le prélèvement d’eau de surface d’ici fin 2027 (Smart Water Magazine). La Wallonie a également relevé sa taxe sur les rejets d’eaux usées industrielles à partir de 2026.
| Région | Mesure principale | Échéance ou montant |
|---|---|---|
| Flandre | Investissement dans l’assainissement au titre du Pacte local | 500 millions d’euros d’ici 2030 (Smart Water Magazine) |
| Wallonie | Prêt de la BEI pour restaurer les rivières, notamment dans le bassin de la Vesdre | 300 millions d’euros, principaux travaux d’ici 2030 (Smart Water Magazine) |
| Wallonie | Couverture des agglomérations de moins de 2 000 équivalents-habitants | D’ici fin 2035 (Smart Water Magazine) |
| Bruxelles | Unification des activités municipales et régionales d’assainissement, et priorité donnée à la modernisation de la station d’épuration Sud vers le traitement quaternaire | Système unifié d’ici 2027 (Smart Water Magazine) |
L’accord allemand d’octobre a fourni le modèle. La déclaration commune engageait le gouvernement fédéral et les Länder à moderniser les stations d’épuration urbaines selon les besoins du traitement quaternaire. L’objectif est d’éliminer les micropolluants, notamment les résidus de médicaments, les pesticides et les PFAS (Smart Water Magazine). La région de Bruxelles a désormais inscrit cette même modernisation quaternaire parmi ses priorités (Smart Water Magazine).
Analyse des spécifications
La modernisation de la station d’épuration de Bruxelles-Sud constitue le principal signal d’appel d’offres à l’échelle d’une installation dans la déclaration belge. Elle est également la seule opération à comporter une chaîne de traitement clairement définie. L’exploitant devra ajouter une étape quaternaire à la chaîne biologique secondaire existante. Il s’agira généralement d’une adsorption sur charbon actif granulaire ou d’une étape membranaire, comme l’osmose inverse ou une filtration associée à l’ozone, selon les composés ciblés (Smart Water Magazine). Le débit nominal exact en m³/j de la station d’épuration Sud n’apparaît pas dans le texte source. Sa capacité en mètres cubes par jour n’est donc pas précisée ici. Le seuil de 2 000 équivalents-habitants retenu par le plan de couverture wallon, appliqué à une charge journalière typique d’environ 60 g de DBO₅ par habitant, correspond à environ 120 kg de DBO₅/j. Cela représente approximativement 1 000-1 500 m³/j pour une petite agglomération domestique. Le texte source ne fournissant aucun débit, cette valeur doit servir de contrôle d’ordre de grandeur et non de dimensionnement (Smart Water Magazine). Si votre installation relève de la catégorie des petites agglomérations, avec des débits de quelques milliers de m³/j, un effluent mixte domestique dont la DBO₅ avoisine 250 mg/L, aucun rejet industriel significatif et une échéance de 2035 pour la collecte et le traitement conformes, l’engagement wallon déterminera votre prochaine consultation de fournitures. Les unités préfabriquées et les chaînes modulaires MBBR ou SBR constituent les solutions les plus courantes pour un « système de traitement adapté » à cette échelle (Disinfection Equipment). Si votre station municipale secondaire doit respecter des limites plus strictes sur les PFAS ou les résidus de médicaments, avec une DBO₅ en sortie très inférieure à 30 mg/L, un bassin versant urbain et une autorité de contrôle favorisant une modernisation quaternaire sous 5 à 10 ans, la station de Bruxelles-Sud et le programme allemand parallèle constituent les premières références pour les unités de polissage par adsorption ou ozonation (Best Centrifuge for Corn Oil Ethanol Production: 2026 Buyer's Guide).
Questions fréquentes
Qu’a effectivement accepté la Belgique concernant les eaux usées ?
La Belgique a accepté une déclaration commune couvrant les investissements d’assainissement, l’examen des autorisations de rejet industriel, une hausse de la taxe wallonne sur les eaux usées et la modernisation prioritaire de la station d’épuration de Bruxelles-Sud vers le traitement quaternaire. Bruxelles unifiera d’ici 2027 les activités municipales et régionales d’assainissement (Smart Water Magazine).
Quels montants ont été engagés et pour quelles échéances ?
La Flandre a engagé 500 millions d’euros dans l’assainissement d’ici 2030 au titre de son Pacte local. La Wallonie utilise un prêt de 300 millions d’euros de la BEI pour restaurer les rivières, avec des travaux principaux prévus d’ici 2030. La déclaration ajoute également 8 millions d’euros wallons pour accompagner 250 agriculteurs en transition (Smart Water Magazine).
Quels sites industriels seront concernés en premier par les nouveaux examens d’autorisation ?
La Flandre révisera d’ici fin 2027 les autorisations des 180 rejets industriels ayant l’impact le plus important. La Wallonie imposera l’examen obligatoire des 150 rejetseurs les plus polluants d’ici fin 2033. Les deux régions porteront une attention particulière aux PFAS, au mercure et aux autres polluants persistants (Smart Water Magazine).
Pourquoi cette information concerne-t-elle les responsables de stations hors de Belgique ?
La Belgique est le deuxième pays, après l’Allemagne, à avoir conclu le même dialogue structuré de la Commission sur l’eau. La Commission a annoncé son extension progressive à tous les États membres jusqu’en 2027. Les modernisations quaternaires, les examens d’autorisation et les mécanismes tarifaires étudiés en Belgique devraient donc figurer dans d’autres plans d’action nationaux (Smart Water Magazine) (Smart Water Magazine).