Une enquête de Statistique Canada sur les eaux usées, couvrant la période de janvier 2024 à mars 2026, classe Moncton parmi les trois villes canadiennes présentant les plus fortes charges mesurées en méthamphétamine, avec des valeurs supérieures à celles de Toronto et Metro Vancouver, selon un article de Global News publié le 25 septembre 2026 (Global News).
Points clés
- Moncton s'est classée troisième derrière Prince Albert et Saskatoon pour la charge en méthamphétamine parmi les huit villes testées dans l'enquête de Statistique Canada (Global News).
- Sianne Kuang, analyste à Statistique Canada, a indiqué que les concentrations de méthamphétamine et de cocaïne à Moncton étaient systématiquement supérieures à la moyenne combinée de l'ensemble des villes surveillées (Global News).
- Le chef des pompiers de Moncton, Conrad Landry, a signalé que les appels pour surdoses étaient passés de quatre à cinq par jour à 25, avec un maximum d'environ 40 fin mai, soit environ deux mois après la fin de la collecte des données (Global News).
- Les appels pour surdoses reçus par les pompiers de Moncton ont augmenté de près de 1 000 entre janvier-août 2025 et la même période en 2026, atteignant un peu plus de 1 500 (Global News).
Ce qu'il s'est passé
Statistique Canada a publié les résultats de sa surveillance des eaux usées comparant huit villes canadiennes sur la période de janvier 2024 à mars 2026. Prince Albert, Saskatoon et Moncton affichent les concentrations de méthamphétamine les plus élevées, Toronto et Metro Vancouver arrivant derrière Moncton dans le classement (Global News). Kuang, analyste de l'agence, précise que la série de données de Moncton est trop courte pour tirer des conclusions définitives sur la tendance, mais que le profil par substance est désormais établi : « pour la méthamphétamine et la cocaïne, les concentrations de Moncton sont systématiquement supérieures à la moyenne combinée de l'ensemble des villes surveillées » (Global News).
Le même article documente une hausse marquée des indicateurs de terrain. Landry indique que les pompiers de Moncton ont répondu à un peu plus de 1 500 appels pour surdoses entre janvier et août 2026, soit près de 1 000 de plus que sur la même période en 2025, et qu'une nouvelle équipe d'intervention rapide a été mise en place pour faire face à cette augmentation (Global News). « Si les intervenants sont mobilisés sur un appel médical et qu'un incendie se déclare, leur temps de réponse sera affecté, car ils ne peuvent pas laisser le patient seul », a déclaré Landry, précisant que le volume quotidien d'appels est passé de quatre à cinq à 25, avec un pic proche de 40 fin mai (Global News).
Les acteurs de terrain signalent un niveau de consommation élevé et stable. Jesse Goguen, coordonnateur des services de réduction des risques pour ENSEMBLE Moncton, indique que la méthamphétamine arrive juste après les opioïdes dans la ville et qu'elle est consommée par environ 30 à 40 % de ses usagers, seule ou mélangée à d'autres substances. Le Centre canadien sur les dépendances et l'usage de substances a par ailleurs relevé un déplacement des décès liés à la toxicité des stimulants au Nouveau-Brunswick vers des personnes dans la cinquantaine entre fin 2025 et début 2026 (Global News). La première ministre Susan Holt a qualifié les chiffres des eaux usées de préoccupants mais attendus, et cité les programmes de prévention ainsi que le deuxième tribunal de santé mentale de Moncton comme réponse de la province (Global News).
Lecture pour la spécification
L'enquête compare des charges massiques normalisées par population sur huit bassins versants municipaux, et non des débits à l'échelle de la station, des concentrations d'affluent en mg/L ou des capacités hydrauliques. Une conversion directe en m³/j, équivalent-habitant (EH), DBO ou DCO n'est donc pas possible à partir des données fournies. La grandeur publiée est la charge par habitant de résidus de stimulants dans les eaux usées brutes, qui constitue un signal de criblage et non un paramètre de dimensionnement de la file de traitement (fourchette sectorielle générale, non issue des sources). Pour une installation de cette catégorie — un bassin unitaire desservant une ville canadienne de taille moyenne, avec un affluent normalisé typique d'un service municipal, un prétraitement et un traitement biologique classiques (dégrillage, dessablage, décantation primaire, puis étape biologique en boues activées ou MBBR) et une finition tertiaire ou de désinfection avant rejet —, la valeur annoncée ne modifie pas la sélection des procédés unitaires mais change le programme d'échantillonnage : les services publics qui suivent des évolutions comparables ajoutent généralement des échantillonneurs automatiques composites en tête de station, conservent les échantillons réfrigérés pendant 24 heures et confient à un laboratoire un panel incluant les métabolites de stimulants en complément de la DBO, de la DCO, des MES et de l'azote ammoniacal (fourchette générale du secteur, non issue des sources). Si votre installation correspond à ce profil — station d'épuration municipale de taille moyenne dans la plage 20 000-200 000 m³/j, DBO/DCO dans l'enveloppe courante 200-400 mg/L / 400-800 mg/L, traitement primaire et biologique déjà en place, exploitant ou autorité de santé publique demandant des indicateurs communautaires de consommation —, la décision d'achat consiste à spécifier un programme d'échantillonnage en tête de station avec chaîne du froid, en parallèle de votre instrumentation actuelle de purification de l'eau, l'étape de finition restant confiée à vos équipements de désinfection existants. Des éléments de coût comparables pour le dimensionnement de telles extensions d'échantillonnage sont présentés dans la référence Repères de coûts par MGD pour le traitement des eaux usées 2026, et l'argument plus large en faveur de l'instrumentation pour réduire le coût total de possession est exposé dans le document Advanced Water Purification Total Ownership Cost Reduction (2026 Guide).
FAQ
Que mesure réellement Statistique Canada dans cette enquête sur les eaux usées ?
L'agence mesure les charges massiques normalisées par population de métabolites de drogues dans les eaux usées brutes sur huit villes canadiennes, et non les débits à l'échelle de la station ni les concentrations d'affluent. Les données couvrent la période de janvier 2024 à mars 2026 (Global News). Les comparaisons entre villes présentent des limites connues liées au tourisme, aux déplacements pendulaires et à la configuration des réseaux, et les écarts faibles doivent donc être interprétés avec prudence (fourchette générale du secteur, non issue des sources).
Une charge élevée en drogues dans les eaux usées modifie-t-elle la spécification d'une station municipale ?
Non : la file classique dégrillage, décantation primaire, traitement biologique et désinfection reste valable, et les métabolites de stimulants sont largement éliminés ou dilués par le traitement secondaire classique (fourchette générale du secteur, non issue des sources). Le changement concret se situe en tête de station : ajout d'échantillonneurs automatiques composites, stockage réfrigéré et panel de laboratoire pour les résidus de stimulants, en complément de la DBO, de la DCO, des MES et de l'azote ammoniacal (fourchette générale du secteur, non issue des sources).
Quel est le coût type d'une modernisation de l'échantillonnage en tête de station et quels sont les délais d'achat ?
Le prix et le délai dépendent de l'option retenue : échantillonneur automatique réfrigéré clés en main avec télémétrie, panel contractuel multi-paramètres en laboratoire, ou les deux. Des fourchettes budgétaires comparables sont résumées dans la référence Repères de coûts par MGD pour le traitement des eaux usées 2026. Les appels d'offres publics de cette catégorie s'étendent généralement sur 60 à 120 jours entre la publication et l'attribution (fourchette générale du secteur, non issue des sources).
Quels fournisseurs ou catégories de produits sont habituellement présélectionnés pour ce périmètre ?
Les services publics évaluent généralement des échantillonneurs automatiques composites réfrigérés, des interfaces avec un système de gestion de l'information de laboratoire et des laboratoires d'analyses proposant les métabolites de stimulants, puis injectent les données dans les packages de purification de l'eau et d'équipements de désinfection déjà en place à la station. Le choix doit être dicté par la limite de détection, la chaîne de traçabilité des échantillons et la compatibilité avec le SCADA existant, et non par la marque (fourchette générale du secteur, non issue des sources).