Un déversement d'eaux usées dans une zone humide de Durban a été qualifié de l'une des pires catastrophes environnementales par le ministre adjoint de l'Eau et de l'Assainissement, Jack Bloom, à l'issue d'une visite de contrôle effectuée vendredi près du club de golf d'Amanzimtoti, au sud de Durban EWN. Le site jouxte une zone humide contaminée que les responsables municipaux d'eThekwini, présents lors de l'inspection, ont indiqué curer prochainement EWN.
Points clés
- Une zone humide située à côté du club de golf d'Amanzimtoti a été contaminée par des fuites persistantes de canalisations d'eaux usées ; aucun poisson, oiseau ou autre vie aquatique n'y est visible EWN.
- Le ministre adjoint Jack Bloom a indiqué à EWN que ce rejet constitue une infraction pénale selon le droit sud-africain.
- Les responsables d'eThekwini accompagnant la visite de contrôle ont annoncé que la zone humide contaminée sera curée prochainement EWN.
- Par ailleurs, trois regards en surverse à Siyanda A, près de KwaMashu, ont rejeté des eaux usées brutes pendant au moins quatre mois avant qu'une intervention municipale n'intervienne une semaine après la publication GroundUp.
Ce qui s'est passé à Amanzimtoti
M. Bloom, qui effectuait des visites de contrôle dans des stations municipales d'épuration d'eThekwini, a inspecté le secteur vendredi et s'est dit presque sans voix en observant la zone humide jouxtant le parcours EWN. L'eau de la zone humide est décrite comme quasi noire, recouverte d'algues vertes épaisses, sans aucun poisson, oiseau ou autre vie aquatique visible. Le média attribue cet état à des fuites persistantes de canalisations d'eaux usées EWN.
« Je suis sincèrement stupéfait. C'est probablement le pire cas que j'aie vu, et j'en ai pourtant vu de bien pires au Gauteng », a déclaré M. Bloom à EWN lors de la visite, ajoutant que les riverains se plaignaient d'une odeur nauséabonde dans le secteur. Il a ensuite qualifié ce rejet d'infraction pénale au regard de la législation sud-africaine sur les rejets EWN. Les responsables municipaux d'eThekwini ayant pris part à l'inspection ont indiqué qu'ils procéderaient prochainement au curage de la zone humide contaminée EWN.
Ce qui s'est passé à Siyanda A
Trois regards en surverse situés le long de la rue 122270 à Siyanda A, près de KwaMashu, ont déversé des eaux usées brutes qui se sont accumulées sur la voie principale pendant au moins quatre mois, malgré des plaintes répétées des riverains restées sans suite GroundUp. Le porte-parole de la municipalité d'eThekwini, Luthando Ngubane, a déclaré que le problème était en cours de traitement et que les riverains conservaient rarement les numéros de référence remis lors du dépôt des plaintes GroundUp. La fuite a été colmatée par la municipalité une semaine après la première publication de l'article, à la suite de la visite du maire Cyril Xaba dans le secteur GroundUp.
Lecture du cahier des charges
Les sources ne communiquent ni débit, ni volume rejeté, ni charge polluante pour aucun des deux sites. L'échelle technique ne peut donc s'exprimer qu'en termes de catégorie d'ouvrage plutôt qu'en valeur chiffrée. La contamination de la zone humide d'Amanzimtoti traduit une défaillance chronique du réseau de collecte alimentant une station municipale d'épuration : c'est à ce niveau que les réseaux gravitaires, les stations de pompage et les conduites de refoulement doivent fournir un effluent brut déjà dégrillé et dessablé au prétraitement. Une station de cette catégorie de service fonctionne en enchaînant dégrillage, dessablage, décantation primaire, puis un étage biologique de type A2O, BRM, MBBR, SBR ou UASB, suivi d'une filtration tertiaire et d'une désinfection avant le point de conformité. Le rejet décrit par EWN renvoie au maillon collecte-prétraitement, où intégrité des conduites, étanchéité des regards et maîtrise des by-pass de station de pompage constituent les leviers actionnables par un acheteur ; le curage de la zone humide traite le symptôme, pas la source. Pour des ouvrages de cette envergure, les débits de dimensionnement se situent généralement entre plusieurs dizaines de milliers de mètres cubes par jour, avec des charges biologiques couramment comprises entre 200 et 600 mg/L de DCO (fourchette industrielle générale, non issue des sources).
Pour une opération municipale dans un bassin versant côtier où la zone humide réceptrice est déjà perdue, la priorité d'achat est un ensemble de traitement intégré des eaux usées dimensionné pour stopper les by-pass et stabiliser la qualité de l'effluent avant le prochain renouvellement d'autorisation. Des éléments comparables de coût et de calendrier pour une grande rénovation municipale sont présentés dans l'article Surrey Connect évalue le coût de la station North Shore à 5,5 milliards de dollars, septembre 2026, et la logique de choix pour un front de traitement à forte charge est exposée dans DAF vs décanteur pour les eaux usées minières et métallurgiques à Caddo Gap, États-Unis (guide 2026).
FAQ
Quelle taille de station est mise en cause par une fuite chronique de cette nature ?
Des fuites persistantes de canalisations d'eaux usées dans une zone humide d'un bassin versant côtier urbanisé renvoient en général à une station municipale de l'ordre de 20 000 à 100 000 m³/j (fourchette industrielle générale, non issue des sources), avec des charges biologiques généralement comprises entre 200 et 600 mg/L de DCO en entrée de prétraitement (fourchette industrielle générale, non issue des sources). Les sources ne donnent pas de valeur chiffrée pour ce site EWN.
Quels étages de traitement cet événement concerne-t-il ?
La défaillance rapportée se situe dans le réseau de collecte et au prétraitement de la station : intégrité des conduites, étanchéité des regards, fiabilité des stations de pompage, dégrillage et dessablage. Le curage de la zone humide ne traite que le milieu récepteur, et non la cause amont EWN.
Quel délai indicatif pour un ensemble intégré destiné à éliminer les by-pass ?
Pour un système de traitement intégré des eaux usées skid, packaged et de cette taille, les délais d'ingénierie, d'approvisionnement et de construction se situent généralement entre 9 et 18 mois à compter de la commande, et davantage pour les grands ouvrages (fourchette industrielle générale, non issue des sources). L'inspection d'Amanzimtoti a débouché sur un engagement à curer, mais pas sur un calendrier d'achats EWN.
Comment un acheteur doit-il présélectionner ses fournisseurs après un tel événement ?
La présélection doit s'appuyer sur des références documentées dans la même plage de débit, sur des performances prouvées de l'étage biologique au regard du seuil local de l'autorisation de rejet, et sur la capacité à intégrer la rénovation du prétraitement à un nouvel étage biologique ou membranaire. Un cadrage budgétaire comparable pour un grand programme municipal est présenté dans Surrey Connect évalue le coût de la station North Shore à 5,5 milliards de dollars, septembre 2026 (fourchette industrielle générale, non issue des sources).