Traitement des eaux usées hospitalières à Palembang : cahier des charges technique 2026, conformité et guide d'équipements à risque zéro
Les eaux usées hospitalières à Palembang nécessitent un traitement spécialisé pour éliminer les résidus d'antibiotiques (par exemple la ciprofloxacine, détectée lors d'études menées en 2020) et respecter les limites de rejet du règlement indonésien PP 82/2001 (DCO ≤ 100 mg/L, DBO ≤ 30 mg/L, MES ≤ 50 mg/L). Des systèmes avancés comme le MBR (bioréacteur à membrane) permettent d'atteindre plus de 99 % d'élimination des agents pathogènes et plus de 95 % de dégradation des antibiotiques, tandis que la désinfection au ClO₂ (taux de destruction de 99,99 %) est essentielle pour la mise en conformité. Ce guide présente les spécifications techniques 2026, les modèles de coûts et les critères de sélection d'équipements à risque zéro pour les hôpitaux de Palembang.
Pourquoi les hôpitaux de Palembang ont besoin d'un traitement des eaux usées spécialisé
L'effluent chargé d'antibiotiques provenant des établissements de santé de Palembang présente des risques environnementaux et réglementaires importants, rendant nécessaire un traitement avancé des eaux usées. Une étude de 2020 utilisant la spectrométrie de masse haute résolution (LC/Q-TOF/MS) dans un hôpital de type B à Palembang a détecté des résidus de ciprofloxacine dans les eaux usées, avec des niveaux dépassant souvent la limite de sécurité de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) de 0,1 µg/L pour les eaux environnementales (Kurniawan et al., 2020). Ces résidus ne sont pas totalement éliminés par les systèmes de traitement conventionnels, ce qui entraîne leur rejet dans les cours d'eau locaux.
L'impact environnemental de ces résidus d'antibiotiques persistants est sévère : ils contribuent à la prolifération d'agents multirésistants, menaçant les écosystèmes aquatiques et, potentiellement, la santé humaine via la chaîne alimentaire (Yamina et al., 2014 ; Yuan et al., 2015). Les cours d'eau essentiels de Palembang, comme la rivière Musi, sont particulièrement vulnérables à cette contamination. Le rejet incontrôlé d'eaux usées hospitalières dangereuses compromet directement les efforts visant à préserver la qualité de l'eau et les normes de santé publique.
La réglementation indonésienne, en particulier le PP 82/2001, impose des limites de rejet strictes pour les effluents hospitaliers, notamment DCO ≤ 100 mg/L, DBO ≤ 30 mg/L et MES ≤ 50 mg/L. La non-conformité entraîne des sanctions financières substantielles, pouvant atteindre 5 milliards IDR, appliquées par le Badan Lingkungan Hidup (BLH) Kota Palembang. Par exemple, un scénario hypothétique mais plausible de 2023 montre un hôpital de Palembang ayant écopé d'une amende de 1,8 milliard IDR pour dépassement constant des limites de rejet en antibiotiques et en polluants conventionnels, illustrant les conséquences financières concrètes d'un traitement insuffisant. La mise en œuvre d'une conformité efficace en matière de traitement des eaux usées hospitalières sous climat tropical n'est plus une option mais un impératif opérationnel urgent.
Normes indonésiennes sur les eaux usées hospitalières : PP 82/2001 contre les directives de l'OMS

Respecter les normes indonésiennes relatives aux effluents hospitaliers est un objectif de conformité prioritaire, mais les meilleures pratiques mondiales offrent des références plus strictes, notamment pour le traitement des eaux usées contenant des résidus d'antibiotiques résistants. Le règlement gouvernemental indonésien n° 82/2001 (PP 82/2001) fixe des limites de rejet spécifiques pour les eaux usées hospitalières, essentielles à respecter pour tous les établissements de santé de Palembang. Ces paramètres sont conçus pour protéger la qualité de l'eau locale et la santé publique.
À titre de comparaison, les directives de l'OMS sur l'utilisation sans risque des eaux usées fixent des objectifs plus ambitieux, en particulier concernant les contaminants émergents comme les antibiotiques et la réduction globale des agents pathogènes. Alors que la réglementation indonésienne se concentre sur les polluants conventionnels, l'OMS met l'accent sur une absence totale d'antibiotiques détectables (généralement une limite de détection de 0,1 µg/L) et une réduction de 6 log des agents pathogènes afin de minimiser les risques pour la santé publique liés à la réutilisation des eaux usées.
Le décret du ministre d'État de l'Environnement (KEP-51/MENLH/10/1995) classe les effluents chargés en antibiotiques comme des déchets dangereux et toxiques, imposant un prétraitement obligatoire avant rejet, même dans les réseaux d'assainissement municipaux. Le BLH Kota Palembang applique activement cette réglementation, en effectuant des tests trimestriels sur les antibiotiques par des méthodes avancées LC/Q-TOF/MS et en exigeant des rapports mensuels sur les paramètres conventionnels tels que la DCO, la DBO et les MES de la part de tous les hôpitaux. Le non-respect de ces exigences peut entraîner des sanctions opérationnelles immédiates et des pénalités financières importantes.
| Paramètre | Norme PP 82/2001 pour les effluents hospitaliers | Directives de l'OMS sur l'utilisation sans risque des eaux usées (comparaison) |
|---|---|---|
| Demande chimique en oxygène (DCO) | ≤ 100 mg/L | ≤ 50 mg/L |
| Demande biochimique en oxygène (DBO) | ≤ 30 mg/L | ≤ 10 mg/L |
| Matières en suspension totales (MEST) | ≤ 50 mg/L | ≤ 10 mg/L |
| Coliformes fécaux | ≤ 3 000 NPP/100 mL | Indétectable (réduction de 6 log) |
| Antibiotiques (par exemple, ciprofloxacine) | Non réglementé (mais soumis à la norme KEP-51/MENLH/10/1995) | Aucun résidu détectable (limite de 0,1 µg/L) |
| pH | 6,0 – 9,0 | 6,0 – 9,0 |
Tableau 1 : Comparaison des normes indonésiennes relatives aux effluents hospitaliers et des directives de l'OMS
Technologies de traitement pour les eaux usées hospitalières résistantes aux antibiotiques
Le traitement efficace des eaux usées résistantes aux antibiotiques nécessite une approche à barrières multiples utilisant des technologies avancées capables à la fois d'éliminer les polluants classiques et de dégrader les antibiotiques. Le choix d'une solution adaptée de traitement des eaux usées hospitalières à Palembang repose sur un équilibre entre efficacité, emprise au sol et coûts d'exploitation.
Systèmes à bioréacteur à membrane (MBR) : Les systèmes MBR pour le traitement des eaux usées hospitalières associent la dégradation biologique à la filtration membranaire (généralement des membranes PVDF immergées avec une taille de pore de 0,1 µm). Cette combinaison permet d'obtenir une qualité d'effluent supérieure, avec plus de 95 % d'élimination des antibiotiques et des taux d'élimination des agents pathogènes supérieurs à 99 %. La DCO de l'effluent reste systématiquement inférieure à 50 mg/L, respectant souvent les normes de réutilisation de l'OMS. La technologie MBR excelle par le maintien de concentrations élevées de biomasse, renforçant la dégradation des composés organiques complexes et des résidus pharmaceutiques. Les systèmes MBR pour le traitement des eaux usées hospitalières de Zhongsheng Environmental offrent des performances robustes pour les applications critiques.
Flottation à air dissous (DAF) : Les systèmes DAF ciblent principalement l'élimination des matières en suspension totales (MEST), des graisses et huiles (FOG) grâce à la technologie des microbulles, atteignant une efficacité de 92 à 97 %. Si la DAF est très efficace pour la clarification primaire et la réduction de la charge organique, sa capacité à dégrader les antibiotiques est limitée, atteignant généralement moins de 30 % d'élimination. La DAF est souvent utilisée comme étape de prétraitement, en particulier pour les effluents à forte teneur en MEST, mais elle ne constitue pas une solution autonome pour l'atténuation de la résistance aux antibiotiques.
Désinfection au dioxyde de chlore (ClO₂) : La désinfection au ClO₂ pour les eaux usées hospitalières, notamment via des systèmes à génération sur site comme la série ZS de Zhongsheng, offre une inactivation puissante des pathogènes avec un taux d'élimination de 99,99 % en 30 minutes de temps de contact. Fait crucial, le ClO₂ contribue également de manière significative à la dégradation des antibiotiques, atteignant une efficacité d'élimination de 70 à 90 % pour divers composés pharmaceutiques. Contrairement au chlore, le ClO₂ ne forme pas de sous-produits de désinfection (SPD) nocifs comme les trihalométhanes, ce qui en fait une option plus sûre et plus respectueuse de l'environnement pour la désinfection terminale.
Procédés d'oxydation avancée (POA) : Pour les charges d'antibiotiques les plus difficiles ou lorsqu'on vise une minéralisation quasi complète, les procédés d'oxydation avancée (POA) tels que UV/H₂O₂ ou l'ozone peuvent être utilisés. Ces procédés génèrent des radicaux hydroxyles hautement réactifs qui décomposent efficacement les molécules organiques complexes, atteignant plus de 90 % d'élimination des antibiotiques. Cependant, les POA entraînent généralement des coûts d'exploitation plus élevés, estimés à 2 000–5 000 IDR/m³ en raison de la consommation de produits chimiques et des besoins énergétiques, ce qui en fait un ajout spécialisé plutôt qu'un traitement principal pour tous les scénarios d'eaux usées hospitalières. Pour en savoir plus sur l'efficacité de la désinfection au ClO₂ et les modèles de coûts, des ressources supplémentaires sont disponibles.
| Technologie | Fonction principale | Efficacité d'élimination des antibiotiques | Taux d'élimination des pathogènes | DCO de l'effluent (typique) | Avantages | Limites |
|---|---|---|---|---|---|---|
| MBR | Élimination des matières organiques et des nutriments, effluent de haute qualité | 95 % et plus | 99 % et plus (log 4-6) | ≤ 50 mg/L | Encombrement compact, effluent de haute qualité, adapté à la réutilisation | CapEx plus élevé, risque d'encrassement des membranes |
| DAF | Élimination des MES, des graisses/huiles et des particules | ≤ 30 % | Minimal | Variable (prétraitement) | Efficace pour la séparation des solides, CapEx plus faible pour le traitement primaire | Élimination limitée des antibiotiques/pathogènes, nécessite un traitement en aval |
| Désinfection au ClO₂ | Inactivation des pathogènes, dégradation partielle des antibiotiques | 70–90 % | 99,99 % (log 4) | Aucun changement | Désinfectant efficace, réduit les sous-produits de désinfection, favorise la dégradation des antibiotiques | Nécessite un contrôle rigoureux du dosage, n'élimine pas les solides ni les matières organiques |
| POA (ex. : UV/H₂O₂) | Minéralisation des contaminants traces et des antibiotiques | 90 % et plus | Très élevée (si à base d'UV) | Réduite | Grande efficacité pour les composés persistants | OPEX élevé, exploitation complexe, souvent en complément |
Tableau 2 : Comparaison des technologies de traitement pour les eaux usées hospitalières
Spécifications techniques pour les systèmes de traitement des eaux usées hospitalières à Palembang

La conception du traitement des eaux usées hospitalières à Palembang exige des spécifications techniques précises pour garantir la conformité et l'efficacité opérationnelle des systèmes, généralement compris entre 5 et 50 m³/h. Ces paramètres déterminent la performance du système, son encombrement et sa consommation énergétique, des considérations essentielles pour les responsables d'installations et les ingénieurs en environnement.
Systèmes MBR : Pour les systèmes MBR destinés au traitement des eaux usées hospitalières, le temps de rétention hydraulique (TRH) typique varie de 8 à 12 heures, garantissant un traitement biologique suffisant. Les débits de flux membranaire se situent généralement entre 15 et 25 LMH (litres par mètre carré et par heure), optimisant la performance de filtration tout en minimisant le colmatage. La technologie MBR offre un encombrement compact, ne nécessitant que 0,5 à 1,0 m²/m³/jour de capacité de traitement, ce qui est nettement inférieur aux systèmes conventionnels à boues activées. La consommation énergétique des MBR se situe généralement entre 0,6 et 1,2 kWh/m³, principalement pour l'aération et le décolmatage des membranes.
Systèmes DAF : Les systèmes DAF (flottation à air dissous) se caractérisent par un taux de charge de surface de 5 à 10 m/h et un rapport air/solides de 0,02 à 0,05, ce qui optimise la flottation des particules en suspension. Les unités DAF nécessitent généralement une emprise au sol de 0,3 à 0,7 m²/m³/jour, ce qui les rend relativement économes en espace pour le traitement primaire. La consommation énergétique des systèmes DAF est généralement inférieure à celle des MBR, se situant entre 0,3 et 0,8 kWh/m³, principalement pour le compresseur d'air et la pompe de recirculation.
Désinfection au ClO₂ : Pour une désinfection au ClO₂ efficace des eaux usées hospitalières, un dosage de 2 à 5 mg/L est généralement appliqué, avec un temps de contact minimal de 30 minutes pour obtenir une inactivation optimale des agents pathogènes et une dégradation des antibiotiques. Le ClO₂ résiduel dans l'effluent final doit être maintenu à ≤ 0,8 mg/L afin de respecter les limites de rejet PP 82/2001. Les générateurs de ClO₂ de Zhongsheng Environmental (série ZS) sont disponibles avec des capacités allant de 50 à 20 000 g/h, adaptées à divers débits hospitaliers.
Gestion des boues : Tous les systèmes de traitement biologique des eaux usées génèrent des boues, qui doivent être gérées comme des déchets dangereux en raison de leur teneur potentielle en agents pathogènes et résidus d'antibiotiques. Le déshydratation des boues pour les systèmes d'eaux usées hospitalières est généralement réalisée à l'aide d'un filtre-presse à plateaux, atteignant une teneur en matières sèches de 20 à 30 %. Cela réduit considérablement le volume des boues, diminuant les coûts d'élimination. L'élimination dans des installations agréées de traitement des déchets dangereux à Palembang est obligatoire, avec des coûts généralement compris entre 1 500 et 3 000 IDR/kg de boues déshydratées.
| Paramètre | Système MBR (typique pour 5–50 m³/h) | Système DAF (typique pour 5–50 m³/h) | Désinfection ClO₂ (typique pour 5–50 m³/h) |
|---|---|---|---|
| Temps de rétention hydraulique (HRT) | 8–12 heures | 20–30 minutes (bassin de flottation) | 30 minutes (bassin de contact) |
| Flux membranaire / taux de charge de surface | 15–25 LMH | 5–10 m/h | N/A |
| Emprise au sol requise | 0,5–1,0 m²/m³/jour | 0,3–0,7 m²/m³/jour | 0,1–0,2 m²/m³/jour (générateur + bassin de contact) |
| Consommation d'énergie | 0,6–1,2 kWh/m³ | 0,3–0,8 kWh/m³ | 0,05–0,15 kWh/m³ (pour le générateur) |
| Dosage de ClO₂ | N/A | N/A | 2–5 mg/L |
| ClO₂ résiduel | N/A | N/A | ≤ 0,8 mg/L (PP 82/2001) |
| Siccité des boues (après déshydratation) | 20–30 % (filtre-presse) | 15–25 % (filtre-presse) | N/A |
Tableau 3 : Spécifications techniques des systèmes de traitement des eaux usées hospitalières
Répartition des coûts : CapEx et OPEX pour les systèmes de traitement des eaux usées hospitalières à Palembang
Une budgétisation précise du traitement des eaux usées hospitalières à Palembang nécessite une compréhension approfondie des dépenses d'investissement (CapEx) et des dépenses d'exploitation (OPEX) pour les différents types de systèmes. Ces coûts peuvent varier considérablement selon le débit, l'efficacité de traitement requise et les conditions d'installation locales.
Pour les systèmes traitant des débits de 10 à 50 m³/h, les fourchettes de CapEx typiques sont les suivantes :
- Systèmes MBR : 1,5 à 3,5 milliards IDR, incluant les équipements, le génie civil, l'installation et la mise en service. Les systèmes MBR, bien que nécessitant un investissement initial plus élevé, offrent une qualité d'effluent supérieure et un encombrement réduit.
- Systèmes DAF + ClO₂ : 1,2 à 2,8 milliards IDR pour un système combiné incluant un traitement DAF primaire et une désinfection avancée au ClO₂. Cette option offre un équilibre entre coût et réduction efficace des pathogènes/antibiotiques.
- Systèmes AOP (UV/H₂O₂) : 2,0 à 4,0 milliards IDR pour des procédés d'oxydation avancée autonomes ou intégrés, généralement déployés pour une minéralisation renforcée des antibiotiques au-delà de ce que le MBR ou le ClO₂ peuvent accomplir seuls.
Les coûts d'exploitation (OPEX) sont tout aussi essentiels pour la planification financière à long terme :
- Systèmes MBR : 800 à 1 500 IDR/m³ d'eaux usées traitées. Cela inclut les coûts de remplacement des membranes (généralement tous les 5 à 7 ans), l'énergie pour l'aération et les pompes, et le nettoyage chimique.
- Systèmes DAF + ClO₂ : 400 à 900 IDR/m³. Cela couvre les produits chimiques pour la flottation (coagulants, floculants), l'énergie pour les pompes et compresseurs, et les produits chimiques pour la génération de ClO₂.
- Systèmes AOP (UV/H₂O₂) : IDR 2 000–5 000/m³. Ce coût plus élevé s'explique principalement par la consommation de peroxyde d'hydrogène (H₂O₂) ou la production d'ozone, ainsi que par la demande énergétique importante des lampes UV ou des générateurs d'ozone.
Les coûts de main-d'œuvre pour l'exploitation de ces systèmes impliquent généralement 1 à 2 opérateurs qualifiés, avec des salaires mensuels compris entre IDR 5 et 8 millions. De plus, les tests antibiotiques trimestriels par LC/Q-TOF/MS, exigés par le BLH Kota Palembang, peuvent coûter entre IDR 10 et 20 millions par échantillon. Le retour sur investissement (ROI) des systèmes avancés comme le MBR peut être substantiel, avec un amortissement généralement compris entre 3 et 5 ans. Ce ROI est porté par les amendes réglementaires évitées (potentiellement IDR 500 millions/an en cas de non-conformité) et les économies potentielles liées à la réutilisation de l'eau pour des usages non potables (estimées entre IDR 200 et 500/m³), réduisant la dépendance à l'alimentation en eau municipale.
| Type de système (10–50 m³/h) | CapEx (milliards IDR) | OPEX (IDR/m³ d'eau traitée) | Principaux facteurs d'OPEX | Période de ROI typique |
|---|---|---|---|---|
| Système MBR | 1,5 – 3,5 | 800 – 1 500 | Remplacement des membranes, énergie, nettoyage chimique | 3–5 ans |
| Système DAF + ClO₂ | 1,2 – 2,8 | 400 – 900 | Produits chimiques (coagulants, précurseurs de ClO₂), énergie | 4–6 ans |
| Système AOP (UV/H₂O₂) | 2,0 – 4,0 | 2 000 – 5 000 | Consommation de H₂O₂, énergie (lampes UV/ozone) | 6–8 ans (souvent complémentaire) |
Tableau 4 : Comparaison CapEx et OPEX pour les systèmes de traitement des eaux usées hospitalières à Palembang
Cadre de sélection d'équipements à risque zéro pour les hôpitaux de Palembang

Choisir le système de traitement des eaux usées hospitalières optimal à Palembang exige une approche structurée et fondée sur les données afin de limiter les risques et d'assurer une conformité et une efficacité opérationnelle durables. Ce cadre à risque zéro guide les responsables d'établissement et les équipes d'achat à travers les points de décision critiques.
- Étape 1 : évaluer le débit et la charge en antibiotiques. Commencez par déterminer avec précision les débits d'eaux usées moyen et de pointe de l'hôpital, généralement compris entre 5 et 50 m³/h. Il est essentiel de réaliser une analyse LC/Q-TOF/MS de l'influent brut afin d'établir la concentration de référence et les types de résidus d'antibiotiques présents. Cette évaluation initiale est fondamentale pour le dimensionnement et le choix de la technologie.
- Étape 2 : adapter la technologie aux exigences de conformité. En fonction de la charge en antibiotiques et des limites de rejet requises, sélectionnez la technologie appropriée. Les systèmes MBR (bioréacteur à membrane) sont idéaux pour les charges élevées en antibiotiques, atteignant un taux d'élimination de plus de 95 % et respectant systématiquement des normes d'effluent strictes (par exemple, DCO ≤ 50 mg/L). Pour des charges modérées en antibiotiques et un contrôle primaire des pathogènes, une combinaison de DAF (flottation à air dissous) pour l'élimination des matières solides et de désinfection au ClO₂ pour une dégradation de 70 à 90 % des antibiotiques et une élimination de 99,99 % des pathogènes constitue une solution robuste.
- Étape 3 : évaluer l'emprise au sol et les contraintes énergétiques. Tenez compte de l'espace disponible et du budget énergétique. Les systèmes MBR, grâce à leur conception compacte, nécessitent généralement une emprise au sol inférieure de 60 % par rapport aux systèmes classiques à boues activées, ce qui les rend adaptés aux environnements hospitaliers urbains à espace limité. Comparez les profils de consommation énergétique (détaillés dans le tableau 3) pour les aligner sur les objectifs de durabilité opérationnelle et de maîtrise des coûts.
- Étape 4 : comparer les CAPEX/OPEX et calculer le retour sur investissement. Utilisez la répartition des coûts (tableau 4) pour comparer les dépenses d'investissement et les dépenses d'exploitation des technologies présélectionnées. Calculez le retour sur investissement (ROI) en tenant compte des amendes réglementaires évitées, des économies potentielles liées à la réutilisation de l'eau et des coûts d'exploitation à long terme. Cette analyse financière est essentielle pour justifier l'investissement auprès des parties prenantes.
- Étape 5 : vérifier la conformité et le support du fournisseur. Assurez-vous que le fournisseur choisi dispose d'un historique éprouvé en Indonésie et respecte les normes locales applicables, telles que la norme SNI 6989.57:2019 relative aux essais et à la gestion de la qualité des eaux usées. Un fournisseur réputé propose un support après-vente complet, une disponibilité des pièces détachées et une expertise technique essentielle à la longévité et à la performance du système.
| Critère de décision | Charge élevée en antibiotiques / Effluent strict (ex. réutilisation) | Charge modérée en antibiotiques / Conformité PP 82/2001 | Contrainte d'emprise au sol | Contrainte budgétaire (CAPEX inférieur) |
|---|---|---|---|---|
| Technologie recommandée | Système MBR (avec post-traitement AOP potentiel) | DAF + désinfection au ClO₂ | Système MBR | DAF + désinfection au ClO₂ |
| Focus de performance clé | Élimination des antibiotiques à 95 %+, DCO ≤ 50 mg/L, réduction des agents pathogènes de 6 log | Dégradation des antibiotiques de 70 à 90 %, DCO ≤ 100 mg/L, destruction des agents pathogènes à 99,99 % | Emprise au sol de 0,5 à 1,0 m²/m³/jour | Investissement initial plus faible, OPEX maîtrisable |
| Considérations | CapEx plus élevé, OPEX à long terme pour le remplacement des membranes | Nécessite une élimination efficace des solides primaires, coûts chimiques continus | CapEx plus élevé, mais économies d'espace significatives | Peut nécessiter des mises à niveau futures pour des limites d'antibiotiques plus strictes |
Tableau 5 : Matrice de sélection d'équipement à risque zéro pour les hôpitaux de Palembang
Questions fréquemment posées
Quelles sont les limites de rejet pour les eaux usées hospitalières à Palembang selon le PP 82/2001 ?
Les principales limites de rejet pour les eaux usées hospitalières à Palembang selon le PP 82/2001 sont une DCO ≤ 100 mg/L, une DBO ≤ 30 mg/L, des MES ≤ 50 mg/L et des coliformes fécaux ≤ 3 000 NPP/100 mL.
Quelle est l'efficacité du MBR pour éliminer les antibiotiques comme la Ciprofloxacine ?
Les systèmes MBR sont très efficaces, atteignant une élimination de 95 %+ des antibiotiques comme la Ciprofloxacine, ce qui aboutit souvent à des concentrations d'effluent inférieures à 0,1 µg/L, conformément aux directives de l'OMS pour un rejet environnemental sûr.
Quel est le coût d'un système de traitement des eaux usées hospitalières de 20 m³/h à Palembang ?
Pour un système de 20 m³/h à Palembang, le CapEx approximatif varie de 1,8 à 2,5 milliards IDR pour un système MBR et de 1,5 à 2,0 milliards IDR pour un système DAF + ClO₂, installation et mise en service comprises.
Les eaux usées hospitalières peuvent-elles être réutilisées pour des applications non potables en Indonésie ?
Oui, les eaux usées hospitalières peuvent être réutilisées pour des applications non potables en Indonésie si elles sont traitées conformément aux normes de réutilisation strictes de l'OMS (par exemple, DCO ≤ 50 mg/L, aucun agent pathogène détectable). Cela nécessite généralement un traitement avancé comme le MBR et des permis supplémentaires de la BLH Kota Palembang.
À quelle fréquence les niveaux d'antibiotiques doivent-ils être testés dans les effluents hospitaliers ?
Les niveaux d'antibiotiques dans les effluents hospitaliers doivent être testés trimestriellement par LC/Q-TOF/MS, comme l'exige le BLH Kota Palembang, afin de garantir la conformité aux réglementations sur les déchets dangereux et d'atténuer les risques environnementaux.