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Des ONG environnementales new-yorkaises demandent un durcissement des règles de prétraitement des lixiviats de décharges, août 2026

Des ONG environnementales new-yorkaises demandent un durcissement des règles de prétraitement des lixiviats de décharges, août 2026

New York River Watch, une coalition de défenseurs de la qualité de l'eau, a demandé le 15 août 2026 au Département de la conservation de l'environnement de l'État de New York de durcir un projet de règlement imposant aux décharges actives de prétraiter leurs lixiviats avant leur arrivée dans les stations d'épuration municipales. Le collectif s'appuie sur un rapport indiquant que plus de 500 millions de gallons de lixiviats de décharge ont été acheminés chaque année vers des stations d'épuration publiques entre 2019 et 2023, dont un tiers finalement rejeté dans des cours d'eau servant à l'alimentation en eau potable Yahoo.

Points clés à retenir

  • New York River Watch a indiqué en août 2026 que plus de 500 millions de gallons de lixiviats par an ont été envoyés vers les stations d'épuration municipales entre 2019 et 2023, dont un tiers rejeté dans des cours d'eau servant de ressources en eau potable Yahoo.
  • Le projet de règlement du DEC imposerait aux décharges actives de prétraiter les lixiviats pour le PFOA, le PFOS et le 1,4-dioxane, mais exempterait les décharges inactives et celles fermant dans les deux ans suivant la finalisation du texte Yahoo.
  • Environ la moitié des lixiviats rejoignant les cours d'eau new-yorkais provenaient de décharges exploitées par WM, Waste Connections et Casella Waste Systems, selon le rapport de New York River Watch Yahoo.
  • Le DEC a estimé dans ses documents d'accompagnement que 25 décharges actives de déchets municipaux et sept décharges actives de débris de construction et démolition seraient couvertes par la proposition Waste Dive.
  • Les exploitants ont indiqué au DEC que la construction d'installations spécialisées de traitement des lixiviats pourrait coûter de 3 à 50 millions de dollars, avec des coûts d'exploitation annuels d'environ 1,5 à 8 millions de dollars Waste Dive.

Ce qui s'est passé

Cette démarche intervient alors que le DEC s'apprête à finaliser ce qui serait la première réglementation étatique à imposer spécifiquement aux exploitants de décharges de traiter les lixiviats pour certains contaminants. La consultation publique s'est achevée le 9 septembre, après une audition tenue le 2 septembre Waste Dive. Dans le cadre du projet, les exploitants de décharges devraient établir un plan de traitement des lixiviats dans l'année suivant l'entrée en vigueur du texte, tandis que les stations d'épuration disposeraient de quatre ans pour continuer à recevoir ces lixiviats pendant la transition des décharges vers des traitements plus avancés Waste Dive.

Le rapport de New York River Watch considère que la responsabilité de la gestion des contaminants doit remonter en amont, des stations d'épuration publiques vers les exploitants de décharges, puis à terme vers les fabricants de produits chimiques. De nombreuses stations ne sont en effet pas équipées pour traiter le large éventail de contaminants présents dans les lixiviats, en particulier lorsque les lixiviats bruts présentent aussi une forte charge en matières organiques Yahoo. Pat Byrne, analyste chez Bluefield Research, a déclaré que « si vous traitez avec ces médias une eau à très forte charge organique, vous allez dégrader leur capacité d'adsorption et vos coûts vont s'envoler » Yahoo. Rebecca Martin, directrice exécutive et cofondatrice de New York River Watch, a estimé que les plus grands exploitants privés « doivent prendre leur part de responsabilité avant que l'État n'ouvre les vannes et ne finance par des pilotes, des subventions ou des fonds publics des installations de traitement pour ces entreprises privées avec des technologies encore très récentes » Yahoo.

La réponse des industriels a été très critique. La National Waste and Recycling Association, ainsi que WM, Waste Connections et Casella, ont fait valoir pendant la consultation publique qu'un objectif d'abattement de 99,9 % sur un large éventail de contaminants s'approche des limites de détection et que toute règle devrait se fonder sur une recherche contaminant par contaminant et sur les technologies de traitement disponibles Waste Dive. WM a cité des études des États du Michigan et de Caroline du Nord concluant que la contribution moyenne des lixiviats au PFOS, au PFOA et au 1,4-dioxane représentait entre 0,3 % et 10,2 % de la présence totale de contaminants, avec une moyenne de 3,3 %, et a fait valoir que les lixiviats de décharge ne constituent qu'une part relativement faible des PFAS arrivant dans les réseaux d'eaux usées Waste Dive. Sam Nicolai, vice-président ingénierie et conformité chez Casella, a déclaré lors de l'audition qu'il s'agit « d'une approche extraordinairement coûteuse et inefficace de la gestion des lixiviats, et d'une occasion manquée de bâtir une réponse coordonnée sur les PFAS » Waste Dive.

Des élus locaux et des exploitants de décharges ont proposé un modèle régional, dans lequel des installations centralisées traiteraient les lixiviats de plusieurs sites, afin de limiter les coûts et d'éviter la duplication d'infrastructures Waste Dive. L'EPA a indiqué qu'elle comptait mettre à jour ses Effluent Limitation Guidelines applicables aux décharges, révisées pour la dernière fois en 2000, ce qui pourrait durcir les exigences fédérales sur les contaminants passant des lixiviats vers les eaux publiques Yahoo. New York River Watch demande également au DEC de prolonger la consultation et d'y inclure les décharges inactives, en s'appuyant sur une étude du DEC datant de 2024 qui a détecté du PFOA et du PFOS au-delà des normes d'eau potable dans les eaux souterraines de 68 % des décharges fermées de l'État Yahoo.

Lecture côté spécification

Les 500 millions de gallons par an de lixiviats envoyés vers les stations municipales new-yorkaises entre 2019 et 2023 équivalent à environ 5 200 m³/j en moyenne à l'échelle de l'État, avec le tiers rejeté dans des cours d'eau servant de ressources en eau potable représentant environ 1 750 m³/j. À l'échelle d'une décharge, cela situe les volumes dans une fourchette basse de quelques milliers de m³/j pour un site MSW actif type, catégorie de projet qui pilote le dimensionnement de la file de prétraitement. Le projet du DEC vise clairement la tête de cette file, à savoir le dégrillage et le prétraitement du PFOA, du PFOS et du 1,4-dioxane avant que le lixiviat n'atteigne une station d'épuration publique, plutôt que les étages biologiques ou tertiaires habituellement mis en œuvre pour les eaux usées urbaines. Pour un exploitant public ou privé dont la station reçoit entre 500 et 5 000 m³/j de lixiviats avec une forte charge organique et une contrainte de conformité liée aux PFAS, ce règlement signifie qu'un traitement avancé sur site ou à l'échelle régionale, vraisemblablement par adsorption sur charbon actif ou osmose inverse, devra être spécifié et chiffré en complément du prétraitement existant, avec des CAPEX estimés par le DEC entre 3 et 50 millions de dollars et des OPEX de 1,5 à 8 millions de dollars par an. L'interprétation technique, y compris la conversion de débit, relève des pratiques courantes du secteur ; les coûts et la liste des contaminants cibles proviennent des sources.

Questions fréquentes

Que propose concrètement le DEC ?
Le DEC propose la première réglementation étatique qui imposerait spécifiquement aux exploitants de décharges actives de prétraiter les lixiviats pour le PFOA, le PFOS et le 1,4-dioxane avant tout envoi vers une station d'épuration publique. Les exploitants concernés devraient disposer d'un plan de traitement des lixiviats dans l'année suivant l'entrée en vigueur du texte Waste Dive.

Combien de décharges seraient concernées et quel serait le coût ?
Les documents d'accompagnement du DEC estiment à 25 le nombre de décharges MSW actives et à 7 celui des décharges actives de débris de C&D concernées. Le DEC chiffre les CAPEX des installations de traitement entre 3 et 50 millions de dollars et les OPEX annuels entre 1,5 et 8 millions de dollars par site Waste Dive.

Quels étages de traitement seront vraisemblablement spécifiés pour une station de traitement de lixiviats conforme ?
D'après les sources, le traitement sur site viserait l'abattement avancé des PFAS et du 1,4-dioxane par des procédés tels que le charbon actif granulaire et l'osmose inverse, dimensionnés en aval d'un prétraitement municipal. La forte charge organique du lixiviat brut est susceptible de colmater les médias adsorbants et de gonfler les coûts d'exploitation, de sorte qu'un bassin tampon et un prétraitement biologique sont en pratique des étages amont typiques (fourchette générale du secteur, non issue des sources).

Quel est le statut réglementaire actuel et quel est le prochain jalon ?
La consultation publique du DEC s'est close le 9 septembre 2026 après l'audition du 2 septembre, et l'agence examine désormais les commentaires reçus. L'EPA a par ailleurs indiqué qu'elle prévoyait de mettre à jour ses Effluent Limitation Guidelines applicables aux décharges, révisées pour la dernière fois en 2000 Yahoo Waste Dive.

Références

  1. Environmental groups push for strengthened leachate rules in New York
  2. Landfill operators push back on New York state leachate proposal

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